15 persone nant'à u situ.

STORIA VERIDICA DELLA CORSICA

Francesco-Maria ACCINELLI

« L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle »

Transcription d’un manuscrit de Gênes

ADECEC Cervioni et

L’Association FRANCISCORSA Bastia 1974

 

Le 13 juillet 1973, à Cervione, le Père André-Marie (Claude Valleix) donnait une conférence devant les membres de l’Association pour le Développement des Etudes archéologiques, historiques, linguistiques et naturalistes du Centre-Est de la Corse (ADECEC). Il avait puisé son sujet dans deux manuscrits inédits qu’il venait de microfilmer au Palais Municipal de Gênes, deux essais géographiques, historiques et politiques de l’abbé Francesco-Maria ACCINELLI sur l’île de Corse. Le Père André-Marie avait extrait de ces documents tout ce qui intéressait les « pievi » du centre-est de la Corse, en particulier une estimation des populations tirée des registres des paroisses avant les événements qui agitèrent cette région pendant la grande révolte des Corses contre Gênes.

Nous avons l’habitude, à l’ADECEC, de multigraphier le texte des conférences et de le distribuer aux adhérents. Sur proposition du Père André-Marie, et en collaboration avec la FRANCISCORSA, association avec laquelle nous entretenons les meilleures relations, il nous a semblé plus utile de publier, dans son integralité, l’un des deux textes d’ACCINELLI. C’est donc ce document que nous vous soumettons.

Pour la transcription, nous nous sommes efforcés de rester aussi près que possible du document original. Sans doute nous n’avons pu éviter des erreurs de lecture ou de frappe, mais le texte est suffisamment fidèle pour qui s’intéresse aux données documentaires que l’histoire de la Corse - l’apport est faible en ce domaine -  et aux démarches de l’esprit d’un historien génois au service d’une vérité génoise préétablie. Pour des études plus spécialisées ; il est préférable de contrôler le texte avec le microfilm de la B.P.F.C. (Bibliothèque Provinciale des Franciscains de Corse), fond géré par la FRANCISCORSA, 1 rue de l’Evéché, Bastia.

Selon le document, nous avons gardé les « u » là où nous mettrions des « v ».

La pagination originale est indiquée entre des barres / / et rappelée dans l’index.

La partie historique de l’essai se terminait à la page /200/ lorsque l’auteur a cru devoir ajouter une « annotazione » qui se continue de la page /294/ à la page /299/. Cette note est de la même écriture que l’ensemble du texte. Ces nouvelles réflexions ont, semble-t-il, été inspirées à Accinelli par la lecture, vingt ans après leur édition, des « Mémoires… » de JAUSSIN : il vient d’avoir la révélation que, depuis 1737, la France « canzonava » la République de Gênes.

Cervione, le 17 mai 1974,

Antone-Dominique Monti,

Président de l’ADECEC.

 

La « Storia veridica » est répertoriée aux archives du Palais municipal de Gênes sous la référence Ms 0057. Le microfilm que nous avons réalisé en janvier 1973 est entré dans le fond de la B.P.F.C. sous les numéros mF 188 334 – 188 731. STARACCE signale ce document sous son numéro 1719.

Le manuscrit est relié sous couverture cartonnée. Il compte 300 pages dans le format 145x210mm, sans compter l’index ni onze hors-texte : cartes, plans et perspectives que l’on nous excusera de n’avoir pu reproduire. Nous avons cependant voulu tirer au trait la page de titre et l’illustration qui inaugurent l’ouvrage.

Dans le répertoire des archives municipales de Gênes, le manuscrit est tenu pour anonyme. De fait, il ne comporte aucune indication directe de son auteur. Il en est de même pour la plus importante « Storia di Corsica » conservée dans le même fonds et attribuée cependant à Francesco-Maria ACCINELLI, prêtre génois, cartographe connu, auteur du « Compendio delle Storie di Genova dalla sua fondazione fino all’anno 1776 » publié, après sa mort, en 1851 (STARACCE n°1317). Il faut pourtant noter que la persperctive et le plan de Bonifacio ainsi que le plan de Bastia, hors-texte de la « Storia veridica », portent le nom d’ACCINELLI, et aussi que l’auteur se réfère explicitement, dans son introduction, à l’ouvrage plus volumineux qu’il a précédemment composé, qu’il s’agisse de la « Storia di Corsica » déjà mentionnée ou des « Memorie istorico-geografiche-politiche della Corsica » dont STARACCE indique les diverses copies (nn° 910, 1716, 1717, 1718, 1720, 1721).

Tenant donc pour acquise l’attribution de la « Storia veridica » à ACCINELLI, on peut s’étonner que l’œuvre soit restée à l’état de manuscrit, de même d’ailleurs que tout ce que ACCINELLI à écrit sur la Corse. Pour nous en tenir à notre document, il semble prêt à l’impression et à la publication. Si celles-ci n’ont pas été réalisées, cela tient sans doute à la nature de l’ouvrage dans les circonstances historiques qui accompagnent et suivent sa rédaction. Il s’agit en effet de l’œuvre apologétique et polémique d’un génois pleinement convaincu des droits de la République sur la Corse et de la valeur de sa gestion. Toute la documentation que l’auteur a rassemblée vise à cette apologie, et toute son argumentation converge sur ce thème. Or les événements de l’époque que vit  ACCINELLI sont à la fois le déclin général de la puissance génoise et l’ébranlement, puis l’écroulement de son contrôle en Corse. On peut imaginer que peu avant l’annexion de l’île par la France, l’auteur comprend qu’il ne peut espérer publier sa grande « Storia di Corsica » ; il rassemble  donc la « Storia veridica » l’essentiel de ce qu’il veut faire savoir. L’application de la convention avec la France rend stérile cet effort car Gênes, en proie à bien des difficultés, ne nourrit plus l’espoir de récupérer la Corse. Le travail d’information et de synthèse d’ACCINELLI demeure alors sous sa forme manuscrite, apprécié seulement de rares spécialistes.

Quoi qu’il en soit, le texte de la « Storia veridica » est une contribution réelle à l’histoire. Certes, il ne faut pas y chercher la sereine impartialité que donne le recul du temps, ni, l’indifférence des descriptions faites de l’extérieur. Dans toutes les tensions entre la Corse et Gênes, ACCINELLI n’est pas pro-génois ; il est génois, il défend sa cité, les institutions de celle-ci, et ses hommes. D’autre part, rien ne permet de penser qu’il soit venu en Corse. Ce qu’il écrit, comme son travail de cartographe, est le fruit d’une patiente collection des informations. La documentation qu’il rassemble ainsi présente en elle-même un intérêt certain ; mais il nous semble important aussi de remarquer le coéficient de valeur qu’il donne à ses sources et aux événements, l’esprit dans lequel il interprète et éclaire les faits. D’une certaine façon, la partialité même d’ACCINELLI, face à d’autres, aide à mieux saisir le climat passionné des affrontements de la Corse avec Gênes, alors que des deux côtés les argumentations juridiques voulaient étayer l’engagement de force.

En exprimant notre gratitude aux responsables des Archives municipales de Gênes, qui nous ont permis de reproduire le manuscrit, nous tenons à remercier aussi l’ADECEC qui a voulu participer à la réalisation de ce tirage, et en particulier Mr Antoine-Dominique Monti, qui a assuré le fastidieux travail de transcription.

 

Bastia, le 7 juin 1974,

Père André-Marie ofm

(Claude Valleix)

secrétaire de l’Association Franciscorsa.

 

PROEMIO

 

Assai rari sono gli Storici, che dell’Isola di Corsica, detta da Molti Isola negra, abbino scritto. Il Filippini Autore Corso, hà troppo di partialità per li suoi Patriotti. La sua storia piena è di falsità, di Romanzerie : e solosi conuiene in accordare l’Indole Bestiale, inconstante, uendicatiua, Superstitiosa, e Spergiura de suoi Corsi. Pietro Cirneo, il di cui originale conseruasi, come dice il Muratori nella Libreria del Cristianissimo, e un Romanzo effettiuo, e niente si concorda con ciò, che ne dice il detto Filippini suo Patriota : Era questo Pietro uno de’ Ribelli, capace in seguito di tutte le imposture contro della Rep.ca : Raffaelle Merelli hà solamente scritta la guerra di Sampiero della /Iv/ Bastellica, e de Francesi uniti, ma in altro non si diffonde. Noi al contrario auendo letti, e ben considerato quanto dicono questi autori, e altri manuscritti, abbiano combinato in succinto la pura storia dell’Isola, di cui siam per parlare.

Sono da 40 anni che si siamo rischiariti di tutte le cognitioni di questo Paese instabile, dato alle nouità, alle riuolte. Fecimo d’ordine Publico nel 1732, una Carta distinta di quest’Isola longa palmi 10 :, e altra palmi 5 : fù questa mandata all’Imperatore Carlo VI, prima che le Truppe Tedesche come ausiliare della Republica passasero nella medemma : Altra ne fecimo per il Generale Principe di Wittembergh che iui passo al commando delle medesime truppe, e in seguito altre /2/ simili, già che la curiosità era molta nel principio della Ribellione, à molti Signori, cioè, à Gio : Fran.co Brignole, Domenico Orrero, Gio : Batt.a Carrega, Gio : Steffano Durazzo, Giacomo Filippo Durazzo, Agostino Imperiale, Steffano Mari q. Camillo, Alessandro Pallauicino, e molte altre à ministri de’ Principi Residenti in Genoua, et in specie à M.r il Conte di Campredon Inuiato di S.M. Cristianissima presso la Republica di Genouva, et al Padre Giorgio Spinola della Congregazione dell’Oratorio. E dovendo passare per Inuiato della Republica alla Corte di Pariggi detto Gio : Fran.co Brignole nell’1738. Ci incaricò di ridurre detta Carta in piccolo coll’anima di farla colà imprimere, come essegui ui /2v/ fece però appore = Dedicata a Sua Eccellenza il Marchese Gio : Fran.co Brignole Sale Inuiato Straordinario della Ser.ma Repub.a di Genuoa presso S.M. X.ma : ma dell’Autore il nome dimenticato. Il Sgi.r Bernardo Iallott Geografo del Rè ui hà apposto il suo nome con specificare d’auerla cauata lui dal dissegno nel luogo proprio, quando che lo studio tutto era nostro, e non auea Monsiù de la Haje Intagliato che al essemplarla nel Rame. Onde possiamo ben dire col Poeta = Hos ego uersiculos feci, tulit alter honores : Qualche errori ciò non ostante ui hà fatti : lasciati ui hà il luogo di Ziccauo il principale è il più popolato di là da monti : Hà formato Mariana e Sagone distrutte come se fossero duie Gran piazze senza /3/ considerare esserui in questa ultima una semplice Torre, e in altra una sola chiesa distrutta. Replica in oltre la Cala di Giralatta in due luoghi. Ciò non ostante emendati tali errori à questa la Carta più esatta e uniforme di quante ue ne siano. Molti han formate di quest’Isola Carte, ma piene di infiniti errori, di paesi, luoghi, fiumi, è Città imaginarie sendono quei che hanno le medeme formate affatto all’oscuro alla risalua della semplice circonferenza per che uisibile dà marinari che ui hanno trafficato.

Le carte di tal fatta sono quelle del famoso Padre Coronelli, le impresse in Germaria dall’incisore Matteo Seuuter : quelle stampate in Venetia à nostri tempi e annesse ad un’Atlante nuovo Geografico, un altra stampata in Lusana /3v/ e inserita in duie picoli Tomi che portani il titolo di memorie Istoriche politiche della medema Isola dall’anno 1738, all’anno 1741, e dedicate la M.se di Mallboi impresse dal Bousquet e fatta la detta Carta dal Uaugundù : non è questa meno piena di errori delle altre risalua di quelle Costiere doue puoterono sussistere, mà nel di là dà mondi infiniti sono gli sbagli. Più di tutti si è reso attento il Capitan Woght all’orche le Truppe auxiliarie dell’Imperator Carlo VI passorono in Corscia : la Carta che ne fece un foglio, e impressa poi in Norimberga è molto distinta circa i luoghi doue esse Truppe campeggiorono, mà nel rimante tanto nel Capo Corso, che nel di là da monti, e nelli contorni di Aleria e /4/ Fiumorbo, come altressi delle Pieui, e Giurisdizioni d’Aiaccio patisce le medeme eccettioni della Altre, oltre l’essere di minutissima stampa e molti de luoghi non bene intesi dall’Intagliatore.

Noi abbiamo qui annessa una Carta simile alla stampata in Pariggi mentre ne conseruauamo l’originale simile al sonsegnato al Sig.r Brignole. Li Ribelli Corsi nel loro libello fatto imprimere ò in Pisa, ò in Lucca, stampato però alla macchia ui hanno annesso la Copia di detta Carta impressa in Pariggi, auendo mutati li nomi dal Francese nell’Italiano, e situata in la positura secondo la nostra cioè riuolta verso la Toscana, mentre la impressa in Pariggi riuoltata l’aueano uerso la Prouenza : Quindi /5/ se li stessi Corsi nazionali si sono ancor’essi seruiti della nostra Carta, ne siegue che più di tutte è giusta, e deninetata.

Circa la Storia poi noi non abbiamo aggionto ponto del nostro citiamo gli autori, e cauata l’abbiamo da altra più uoluminosa che conserviamo assieme tutte le cognitioni del Redito dell’Isola delle spese ui faceua la Republ.ca della soldatesca de Presidij, e del uantaggio ui aueano i Popoli, delle Taglie pagauano, e in somma, che questa Nazione, ò siano questi Popoli sono come disse il Real profeta à Giudei = Sicut Patres eorum Generatio praua et exasperans (Psal.77.) mà molto meglio : S. Luca al Cap. III. Progenies Uiperarum (Luc.III.V.7)

Carta Geografica Generale della Corsica

uniforme alla da noi mandata

à M.r Iallot Ingegniere

del Re Christianiss.o nell’anno 1738

 

/6/ DELL’INDOLE E COSTUMI DE CORSI

 

La più antica notizia, che si abbia della Corsica è nell’anno di Roma 494, cioè 258 anni auanti la uenuta di Christo in qual anno dù da Lucio Scipione Console Figlio di Barbato, presa, come si hà dall’Iconologia di Cesare Ripa Cart. 341.342. Caio Papirio trionfò de Corsi in Monte Albano, dopo auer uinta e soggiogata detta Isola, il che segui l’anno 525 di Roma.

Si ribellorono li Corsi l’anno 569 di Roma, Marco Pinaro ui andò contro con 8000 fanti e 300 Caualli, ne uccise 2000, li costrinse à dare ostagii, con 100 milla pondi di Cera. Liuio dec.4.lib.10.

Auuenne all’ora cio che scriue Strabone de medemi corsi, che i Romani cundussero di loro gran quantità prigioni à Roma e che faceua merauiglia il uederli, tanto era la loro effigie saluatica = cernere est simul, et mirari quam eorum agrestis /7/ uideatur effigies, quamque bestiarum appareat duritas.

Racconta lo stesso Strabone, che la Corsica era si poco coltiuata, e difficile era andare da un luogo all’altro, che gli abitanti di que’ monti attendendo à Ladronecci, superauano con la loro ferocità le bestie istesse che in essa si trouauano. Aggionge Pomponio Mela che era abitata quest’isola da Barbari, e Tito Liuio Dec.5. dice  che combatte C. Cecilio Pretore Contro Corsi sette milla ne trucidò, e 1700 ne fè prigionieri.

Il Filippini Storico Corso, et Arcidiacono di Mariana, in la sua Storia di Corsica lib.2. carte 72, conferma quantasopra. Il P. Lubin Agostiniano Confessore e Geografo di Luigi XIV, il Grande Rè di Francia, dice che quest’Isola è piena di montagne, pichissimo abitata, e che li suoi abitanti, non si occupauano che /8/ ad assassinare, che i Romani ui portauano le loro armi, che per fare delli Schiaui che essi erano meno Uomini che Bestie, e che Roma ammiraua la loro ferocità et il loro natural brutale, e meno docile, che gli animali, perche doue essi fugiuano la uita, e la conuersatione, oue essi ueniuano per la loro impatienza, e stupidità si dispiaceuoli à loro Patroni, che quantonque li auessero auuti à buonissimo mercato, pure tamtosto si pentiuano d’auerli comprati. Prouedeuano ogn’anno li Romani in Corsica un Gouernatore : e gli Imperatori ui mandauano in esiglio i Criminali, e quei che aueuano la disgratia di esserle in odio frà il numero di questi fù Seneca, doue fù rilegato da Claudio Imperatore successore di Caligola ad istanza di Messalina /9/ Augusta sua moglie, la doue scrisse questo Filosofo il libro delle Consolationi à sua Madre, ed à Polibio.

Scorgesi anco al di d’oggi sopra la Terra di Sisco ne Capo Corso una Torre oue ebbe il suo soggiorno, detta Torre di Seneca : dalle opere di questo Grand’Uomo si hà in epilogo in un Epigramma de Costumi di questi Isolani.

Undique prearuptis praecinta est Corsica saxis

Hic duo solum sunt : Exul, et exilium

Quattuor hic leges, sed hi fuge littus auarum

Est etenim semper Gens inimica Deo.

Lex prima ulcisci ; lex altra uiuere raptu,

Tertia mentiri : Quarta negare Deum.

 

Il Filippini autore Corso ci conferma quanto dice Strabone al lib.5. Che quei Popoli attendendo solamente à ladronecci, con la loro fierezza superauano le Bestie, che auendo i Romani Guerra contro di loro, le rouinauanu /10/ le castella, menauano quantità di priggioni, e quando in Roma erano merauiglia pareua uederli, tanto era l’effigie loro salautica, e tanto appariua in loro l’uso di Bestie (Filippini : libr.2.Pag.42.)

 

Un’ storico Francese molto moderno che dato hà alle stampe un saggio della Storia di Corsica impresso nell’Haja 1738, chez Pierre Paupier conferma quanto dicono detti Autori dicendo La Lingua de Corsi è un miscuglio di Greco=Latino, et Italiano, gli abitanti sono per lo più poueri, mal uestiti, mal nutriti à caggion della loro pigritia : questo uitio ne è caggione di molti altri, come i ladronecci, et Assassinamenti : Sono per altro i Corsi spergiuri, uendicatiui, di poca buona fede, et assai superstitiosi, indouinano certi auuenimenti dalle /11/ uentraglie delli animali : l’odio è implacabile, et immortale in certe famiglie, il che hà obligati li Genouesi à mantenerui sempre delle Guarniggioni à grosse spese loro.

Il detto di Filippini à Carte 15.lib.I., ci fà una descrittione minutissima de suoi compatriotti = il continui mouimenti (dice egli) furon l’origine del uolgar detto, che per antico infrà i Liguri auea che i Corsi si erano nati per non posar mai, e per isturbare à tutti i tempi la tranquillità de’ Genouesi (et in detto libro à Cart.34) dice, che son ladri, e spergiuri, fanno poco conto della Giustizia, falsi, ripieni di odio, e che in essi è più che uero il prouerbio, che mai perdonano. Uedendo i Romani la poca fede di quell’Isolani, e che rifiutauano di pagar le Tasse conuenute, e prese più uolte le Armi per scuotere il Giogo sino dell’anni /12/ 661 auanti la uenuta di Cristo M. Iuuentio Talma Console li soggiogò : Si ribellorono di nuouo : ma Tiberio Gracco, e poi Scipione Nasica nuouamente il debellorono, e li ester-minorono.

Mà continuando gli attestati, che ci fà di detta Isola, e de suoi Abitanti il detto Filippini come ben cognito de’ costumi de suoi Compatriotti, e che scrisse la Storia di Corsica in un Uolume impresso in Turnon in Francia, e dedicata l’anno 1594. ad Alfonso di Ornaso Colonello all’ora al Seruiggio del Rè di Francia.

Dice egli al libro I. Carte 34 = Si truova dunque in tutta l’Isola uniuersalmente une grande ignoranza di lettere, e sempre ui è stata, e che anco al di d’oggi, almeno in tanto numero di Sacerdotti non ui ne sono una donzina, che abbino Grammatica, ne tal’ignoranza è meni ne Frati di S. Fran.co quali ui hanno 25 e più conuenti, di quello sia nè Preti Secolari, perciochè /13/ in tanta quantità di Frati minori uenè sono à pena 8. à 10. che hanno qualche lettura.

I notari parimente sono ignari di grammatica, d’onde che malamente fanno l’officio loro, et è pur una cosa miseranda anzi miserandissima, che in un’Isula tanto abitata, non resti memoria alcuna. che per il passato, siano stati 3. à 4. al più, che abbino mandati il loro figlioli, e nipoti à studiare, è apprender lettere.

Quanti mali procedono da questa ignoranza (prosiegue detto Autore) la quale regna in dette persone, ognuno puole immaginarselo, e longo sarebbe il dirlo. Da questa negligenza procede tanta pouertà, come si uede nell’Isola, di denari, di Edificij, di uestire, e di mangiare, e perchè i paesani si trouano grauati di pouertà, commettono e fanno de ladronecci, come si uede alla giornata, e niente può /14/ dirsi di peggio sono per questa causa molto auidi di robba, e per questa aquistare fanno di tutte le iniquità, de spergiurni, de giuramenti falsi.

Le inimicitie, gli odij loro, il poco amore, e la poco fede insieme, sono quasi perpetui, d’onde si uiene a uerificare il prouerbio = che il Corso mai perdona, e perciò nascono tanti mali portamenti e sceleraggini.

Sono i Popoli di Corsica (Filippini : lib II. Cart. 40 : ) più degli altri popoli inclinati à nouità et instabili, e soni molti dediti à superstitioni, che lor chiamano Magonie, cioè strigonerie, la uirtu niente è stimata in quest’Isola, la doue frà molte barbare usanze e rozzissimi costumi, questo uniuersale errore è caggione della maggiore parte de mali, i quali ui sono successi, e giornalmente ui succedono.

Il celebre Giurisconsulte Geronimo /15/ Marigliano già Uicario generale in Corsica, e poi Gouernatore di Parmo, dello stato Pallauicino, Borgo, S. Donino, e Nouara esprime l’indole de Corsi nella sua famosa (Repet. ad. 1. quoties de rei : uendie.) stampata in Pauia nel 1595. oue per extensum registransi li loro Tradimenti, uendette transuersali, omocidij, et enormissimi misfatti, e dice = Nec alicui mirum uideri debet, ilcet dixerim, me innumeros torqueri mandasse, tum quià nullus est Tudex in toto illo Regno, qui absque uoto Uicarij Generalis, quo munere tunc fungebat, possit quaestioni subjcere, tum etiam quià Corsica est ex maioribus Insulis totius maris mediterranei, exceptisque Sicilia, Sardinia, Creta, reliquas magnitudine longe preaestat. Accedit etiam Corsorum prona natur ad uindictam sumendam de inimicis, quo fit, ut in dies /16/ infinita patrentur homicidia, quoniam raro, aut nunquam inimici simul reconcillientur, et inter se pacem ineant. Imò multoties uidi quamplures post initam pacem cum eorum inimicis, ab ijsdem sbu pace illinc ad paucos dies proditione occidi, quod sane uindictae genus, quam sit detestabile, ac infame, nedum apud Christianos, qui ex Dei praecepto tenentur inuiria condonare, iurum etiam apud Barbaros, nemò ingorat. Insuper sciendum est in ea Insula, usu, seu etiam potius diabolico, abusu receptum iamdiu esse, ut uindicta sumatur non tantum di ispo inimico, sed etiam de eius Consanguineis. usque in quartum proprinquitatis gradum. que fit, ut pueri, qui uix fari sciunt, optimè sciant, et calleant quoto gradu propinquitatis, quisque ab alio distet, illique sit coniunctus. Hinc etiam sequitur, ut sepissimè uidi, infelicissimos nepotes, uix /17/ puberes, de industrià interfici, ob inimicitias eorum proaui, quem nunquam uiderunt.

Fà anco onorata memoria di Corsi il Moreri autor francese, nel suo Dittionario, dicende = li Corsi sono buoni soldati mà crudeli, mal politi, uindicatiui, e si crede che le loro piraterie abbiano dato il nome à Corsari, et à Pirati, cioè assassini di mare, e ladri.

La Barbara indole de Corsi si riconosce ancora nel Breue scritto da Papa Martino V. à Martino Uescouo di Sagona nel 1425. all’orche le leggi Diuine et umane conculcate ueniuano in quell’Isola : eccone il Sistema.

Uenerab. Fratr. Ep.o Sagonen. d. Ins : Cors. Apsotolico Nuncio Salutem. Leuantes in circuitu nostrae mentis oculos et non absque maxima cordis amaritudine recensentes, quod in Insul : Corsicae /18/ Nonnuli dictam Insulam incolentes, neglecto Christianae Religionis ritu cunsuetudinibus, ac institutis Canon. u Sacrorum, iustum ab inuisto, et honestum ab honesto, ingorantia opressi minime discernentes, multo detestabiles excessus, continuo committant, inter coetera : Matrimonia cum ijs, cum quibus in 2°. 3° et 4°. Consanguinitatis gradu coniuncti sunt, sine aliqua dispensatione Apostolica contrahentes : Commatres per  nefandissimum coitum cognoscentes, et / quod execrabili odio dignum est nonnulli Presbiteri, ac Episcopi dictam Insulam incolentes, qui coeteris alijs exemplum hoestae uitae exhibere debent. Uxores seu comcubins decunt, et Filij, quos ex ijsdem generant beneficia, quasi haereditario iure intrant : concedentes etiam dignitates, et beneficia pueris statum idonea. non habentibus, quodque tam Clerici, quam laici, tempore quadragesimae /19/ lacticinia, atq ; carnes comedant, et alios innumerabilis excessus contra Catholicam Fidem patrare non desinant in ipsorum animarum perniciem. che perciò intima à detto Uescouo inter alia mandata, ut sinodos, cum res exigat. Dat. Romae apud S.S. Apostolos 6°. Id, Ianuar. Pont. = an. 8°

Il Rainado nella Continuatione degli Annali del Baronio (Hist. Eccl. Tom. IX. anno  1425. n°19) Obsosluerat adeo antiquus Pietatis cultus, praesertim Corsica, ut uetitato legibus canonicis nuptiae, non impetrata ab Apostolica sede uenia conficerentur ; Spurijs Filijs haereditaria conferrentur, Sacerdotia, aetate ad ea gerenda impares admitterentur, et quadragesimali tempore interdictis ab Ecclesia cibis non abstinerent, adque submouenda uitia, aliaque mala /20/ quae ex ijs pullurare consueuere Martinum Sagonensem Episcopum, cum amplissima adhibendae in Santes Seueritatis potestate in Corsicam legauit.

Anco contro gli Uescoui esseguirono le loro scelleratezze li Corsi : Un infame detto Brandolaccio delle montagna per opera del Pieuano di Giouellina e di quello di Casaconi uccise alla Uenzolasca Michele di Germani Uescouo di Mariana : mà li due Pieuani autori della morte del Uescouo furono dal Gouernatore dell’Isola ottenuta licenza del Papa fatti impiccare per la Gola, come dice il detto Filippini lib. III. Cart. 142.

E nel 1467. uccisero quà scelerati il Santo Uescouo di Mariana Leonardo di Fornari, che fù seploto nella Parocchiale della Bastia come dice /21/ Ferdinando Ughelli Tom.IV. Cart. 1001. Marianen Epi. : Is anno 1467 circum uentus ab inimicis miserè confossus occubuit : à questo Uescouo finalmente per li molti benefici fatti alla sua Cattedrale si mossero nel 1492. què Canonici ad apperui lapida marmorea.

Nel 1567. il Capo Ribelle Sampiero della Bastellica dopo infinite scelleraggini fatto scannare Florio da Corte sue famigliare, et uccisa con la propria sua Spada Uannina sua moglie, dalla quale auuto aueua ricca dote, e Territorio ; auuto nelle mani Ettore Rauaschiero uno de Capitani Genouesi priggioniere lo feci questo bello, e uiuo sbranar da Mastini Cani, arrizandogliene un grosso storno all’intorno, e non ostante che Ettore à lui et agli altri, che con Sampiero erano, rimprouerasse /22/ un cottal barbaro Costume indegno d’Uomini d’onore, e di chi la soldatesca professaua, nulla però di meno senza punto mouersi, feceronlo à questo modo, e con gran stento morire. Cosi scriue il Merelli Hist. di Corsica An.1567.Cart.534.

La Fellonia, le Sceleraggini, e Sacrileggi fatti, e pratticati da Corsi che erano al Servigio della Republica, le piazze che diffendeuano date alli nemici della medema, e le armi prese contro di essa : li Genouesi da medemi Corsi che erano al loro stipendio, traditi la fede à loro mancata : sono tutte le costumanze barbare di questa nazione composta di sangue deriuato da Saraceni, da Esuli, e sbanditi, et in conseguenza capaci come ne erano rei di infinite iniquità, e però come dice il detto storico Merelli Traditori e spergiuri : come può leggersi in quest’Autore /23/ al libro. I.Carte 62.63. e prima di queste alle Carte 52.59.

Al libro II.Cart.127.226.392.399.517.518. Noi per indicarne qualche particolarità rapporteremo quanto ne dice lo stesso Merelli à Carte 83. et 84. del I° libro parlando dell’Assedio di Calui = Per tanto in questo assedio i Popoli si misero da per tutto à perseguitare in disumane Guise què Genouesi, che si abbatterono nelle loro mani, non solamente spogliandoli delli loro beni, ma etiandio con istrane morti uccidendoli, dandone altri ad isbranare à Cani, et altri mettendoli belli, e uiui nelle fiamme, e finalmente senza riguardo ueruno, e fanciulli, e donne martirizando à uoglia loro ongi raggione di tormento, onde i miseri duramente ape(na) nassero, ne usorono.

E poco dopo soggionge = Altri capitando in mani d’uomini men crudeli /24/ furono ritenuti, come schiaui, e per uilissimi prezzo uenduti à Turchi.

Alle Carte 414. dice = quanto ecettati presso che tutti i Corsi, che nel Campo della Republica tuttauia erano in un baleno da Sampiero ritiraronsi asselendo què medesimi, cui collo spargimento del sangue erano tenuti di diffendere, per modo che da loro i Genouesi non guardandosi furono sforzati à cedere.

Al libro VIII. poi alle Carte 515. Deliberorono i Ribelli le diuine, e le umane leggi in un medemo tempo uiolando, di riscuotere da Popoli, le Taglia alla Republica duute, insieme con le decime de Uescoui, che tutte per due anni scorzi non erano per due anni per l’impedimento della Guerra, e della ribellione state riscosse = Parla in apresso dell’atto preditorio di dare la Bastia alli nemici de Genouesi alle Carte 354 :

Da tutto questo si uede che combi- /25/ natosi l’occorso nè tempi antichi con quel che si esseguisce ne tempi moderni sono sempre stati li Corsi Gente pessima, inclinata alle uendette, à latrocinij ad assassinamenti, e che di loro dè dirsi con Aluaro = deriuata Patris naturam uerba sequuntur : e col Real Profeta Bestiae, et uniuersa pecora sicut Patres eorum Generatio praua, et exasperam. Psal.77.

 

STORIA DELLA CORSICA CON ORDINE CRONOLOGICO

 

Ueduta de Corsi l’Indole, e li Costumi, Daremo principio ad un Compendio Istorico di questa Isola.

Fù dunque questa da Romani conquistata, si ribellorono què Isolani : furono più volte sottomessi : nella decadenza /26/ dell’Impero Romano : fù la Corsica inuasa da Gothi. Totila, come dice Procopio (de Bello Goth.lib.III.) non trouandoui alcuna oppositione se nè rese Padrone : il suo capitano passatoui con armata l’occupò assieme colla Sardegna, e ambe furono dello stesso Rè Tributarie. Quando inuasi dalli Saraceni di tutta l’Italia i littorali inuasa anco la Corsica se nè reser padroni la tiranneggiorono per più anni ciò non ostante, come dice l’Ughelli,  Papa Gregorio nel 596. uacato il Uescouvato di Sagone incaricò il Uescouo Leone di Marina di auer cura di quella Diocesi.

E nel 649. Donato Uescouo di Marina, Martino Uescouo di Nebbio, e Benedetto Uescouo d’Aiaccio si soscrissero al Concilio Lateranense, come dice detto ughelli.

Quando, et era l’anno 806 : ueggendo /27/ i Genouesi de Saraceni la perfidia e la Tirrania, apprestata grossa Armata sotto il Capitano Ademare, assaliti i Saraceni della Corsica li discacciarono, e posta à fil di spada la mag.r parte di Barbari, con la presa di 13. naui nemiche della Corsica si resero Padroni, come dice Paoli Emilio in la vita di Carlo Magno : il Sigonio, il Muratori, et infiniti altri Storici.

Era anco in questi tempi detta Isola l’Ergasto delli Essuli, e delli Criminali, mentre l’anno 824. come si hà delle Legge di Lotario I°. Imperatore sifatti iniqui, e rei si rilegauano in Corsica, come si hà del Muratori R.I.S. Tom.I.Parte.II.

Li Genouesi ne erano tuttauia Padroni, come dicono li Annali di Carlo Magno et la Cronic. di Reginon. An.810.G.Cur.d.I.2. et anco il Belleforest Annal. di Francia en Charl. Le Grand Uocrsio Hist. /28/ di Cheras.p.3.66.

Era l’anno 847. in cui li Saraceni infestorono di nuouo la Sardegna e la Corsica inuasero, molti de Corsi si refugiorono à Roma. Papa Leone IV. gli accolse nella città di Ponto, ma temenso della loro infedeltà, gli intimò che in nel luogo loro dato star douessero quousque S.Sedis Praesulibus, Populoq : Romano in cunctis obbedientes, et fideles existerent : cosi dice Anastasio Bibliotecario : Murat. Res.I.S.Tom.III.

Quando impatronitisi di nuouo li Saraceni nel 1004. della Corsica li Genouesi di nuouo ne li discacciorono come dice il Sigonio : Questa impresa cundussero à fine affidatisi sul Diploma di Giouanni XVIII. Papa quale concedea quell’Isola à chi discaciati ne auesse i Saraceni. Onde esterminati da Genouesi furono què Barbari come di esso Sigonio sottu l’an : 1012. et il Tezauro de Reg : Ital.pag.372.n°567.

/29/ Continuorono i Genouesi ad inseguire i Barbari, e nel 1017. Fecero Prigione Musatto Saraceno Rè di Sardegna e come un mostro mandoronlo per il Uescouo all’ora di Genoua in rigalo all’Imperatore in Allemagna il Cafferio che uiuea à què tempi nella sua Cronaca lo Contesta, et è registrata nel Muratori R.I.S. Tom.IV.Fol.294.

Nel passare l’an : 1051. li Pisani all’ora anch’essi potenti in mare nella Sardegna, ocuporono parte di Corsica à Genouesi : Gli intimorono questi fiera Guerra ne li discaccio.o, e si impadronirono di Bonifacio da quelli occupato. Cederono alla fine nel 1120. li Pisani à Uincitori Genouesi tutte le loro presentioni.

Incominciò dè Corsi nuoua fellonia ; radunatisi molti loro Capi in u Consi- /30/ liabolo senza saputa del Gouernatore Genouese che risedeua in la parte più settentrionale dell’Isola, risoluetero di dare questa à Papa Gregorio l’accettò questi per le ragioni, che i Felloni le addussero : quindi due specie di Gouerno continuorono nell’Isola, mà pero interottamente mentre i Genouesi all’aperta, e quei intrusi secretamente ui stauano.

Alla fine nel 1112. facendosi Capi di Ribellione alcuni de più benestanti dell’Isola tanto trà di loro si lacerono, e con sorprese, e con uccisioni, che oltre l’alto Dominio che ui auea la Republica, anco l’utile di què particolari ne acquistasse. li primi à sottomettersi à Genouesi furono li Signori della Rocca, e di Cinerca il Baronio et il Filippini cosi ci dicono mentre Papa Gregorio ad altro auea à pensare che alli Corsi. Gli /31/ intrichi che auea con l’Imperatore molto più l’occupauano. Li Pisani intanto, et era l’anno 1118, pretendeano, che de Uescoui Corsi la Consecratione si facesse in Pisa, uoleanlali Genouesi in Genoua, onde guerra gli mossero. Si imposessorono di Bonifacio li Pisani : Gli Genouesi ne li discacciorono, et armate 80. Galee et altri bastimenti la loro Città le inuasero, rotte le prigioni liberati li loro prigioneri Genouesi, obligorono i Pisani à rilasciarle ogni pretensione, et à riceuere da uincitori quelle leggi tutte che lor piacque prescriuerle : Cosi il Sigonio lib : X : et il Giustiniano lib : 3.fol.67.

Altra uittoria ottenero Genouesi contro Pisani nel 1124. quando nel 1123. Innocenzo II alzò in dignità Arciuescouile la Chiesa di Genoua, et al di lui Arciuescouo Trè Uescoui /32/ di Corsica fè suffraganti, Accia, Mariana, e Nebbio, et altrettanti all’Arciuescouo di Pisa : Alleria, Aiaccio, e Sagone, onde rapacificò in si fatta guisa ambi i Popoli.

Pretendeano i Papi di auere qualche Gius nell’Isola di Corsica, e che però Innocenzo II. nell’Alzare Genouva in Arciuescouato, auea annesso in la Bolla del 1132. che donaua la metà della Corsica à Genouesi con che la pagassero ogn’anno una libra d’oro, mai gli pagorono un soldo, onde Papa Lucio II. fra gli altri priuilegi rilasciò l’anno 1144. detto Censo della libra d’oro, già che uedea che Genouesi Padroni antichi dell’Isola niente pagar uoleano.

Presumenao i Pisani nel 1195. di imposessarsi della Corsica /33/ Guerra di nuouo loro mossero li Genouesi, e gli abbaterono.

Era l’anno 1245. e preualendorsi li Pisani di Certo Giudice della Rocca, che da Genouesi ribellato si era, di questo Capo si preualsero contro di loro emoli : suscitò quegli ribellione nell’Isola si die alle Crudeltà, et alle Barbarie fù più uolte da Genouesi sconfitto Si procurò il Fellone da Genouesi la pace, et il perdono nel 1280. e l’ottenne : Molti Riuali si oposero à Ranuccio, et à Giudice sudetto la Rocca restò quasi spiantata questi tumulti intestini obligoron li maggioraschi dell’Isola à dar le sue terrre patrimoniali alla Republica : il loro esempio fù da altri seguitato, onde la Republica gliene fece inuestitura il Filippino /34/ storico Corso ne enumera gli Istrumenti, e gli notari in la sua Storia di Corsica à Carte 71.83.84. Sicome anco in carte 78.79.80.85.

Si ribellò di nuouo Giudice della Rocca nel 1293. li Pisani seco si unirono, mà furon questi da Genouesi obligati à soccombere, et à pagare della Guerra le spese.

Aueuassi in questi Tumulti, e guerra della Republica Oberto Doria occupato il Castello di Calui, ma nel 1294. ne fè da medemo Compra per lire 7000. cosi ricomprò il fatto suo come in notaro Lanfranco Uallaro.

Mentre in si fatta guisa continuauano gli affari di Corsica. Papa Bonifacio VIII. Poco amico de Genouesi inuesti l’Isola di /35/ Corsica, e la Sardegna al Rè Giacomo d’Aragona, come dice Oderico Triuigiano continuatore degli Annali del Baronio nel 1295. la caggione fù che essendosi conuenuto Carlo di Ualois Rè di Francia, che douesse cedere, e rinontiare in mano del Papa tutte le raggioni à se concedute dalla Sede Apostolica in Aragona, Ualenza, e Cattalogna, e all’ora Bonifatio come supremo Signore di quei Regni li restitui al Rè Giacomo, et à compensare la perdita della Sicilia, che Giacomo cedeua le promise in Secreto la Sardegna e la Corsica, onde ebbero bensi li Aragonesi la Sardegna, e mai puotero ottenere la Corsica, perche Genouesi diffesero il suo Dominio coll’Armi anzi che dice detto Autore (An.1295.n°24) che oltre la Sardegna gli /36/ Aragonesi ebber quantità immensa di moneta, e ritennero con l’arti loro la Sicilia, et in ultimo i Francesi, e Bonifacio si trouorono delusi. come dicono col Raimaldi, il Zurita, et il Mariana.

La speranza che auea il Rè Giacobo d’Aragona di imposessarsi della Corsica, e della Sardegna, lo fece passare à Roma nel 1297. e di obbligarsi al Papa per detti due Regni à pagarle il Censo o Uasalagio di 2000. marche d’Argento l’anno : con questo obligo gliene die Papa Bonifacio l’inuestitura : mà aueua il Rè da leuarle da mani de loro possessori : mentre gli Pisani la Sardegna, et i Genouesi la Corsica, diffendeuano con l’armi, i loro Regni, e le loro Raggioni.

Puotea ben scriuere Papa Bonifacio lettere à Genouesi per animarli al rilascio della Corsica, puotea, et esso Papa, e suoi successori dare inuestiture al detto /37/ Rè Giacomo, et ad altri Rè d’Aragona. come si legge nel Baronio, e nel Codice Italiz Diplomat. del Lunigh, mà li Genouesi continuauano nel Posesso : e faceano detti Rè giuramento di Fedeltà, e prestauano omaggio al Papa di ciò che non possedeuano.

Quando finalmente lasciato il Rè d’Aragona il pensiero di auere la Corsica alla sola Sardegna s’appigliò nel 1309. cosi dice il Rainaldo, che cita anco il S.Antonio : auuedudisi il Pisani dell’idea del Rè lo fecero per all’ora desistere dalla pretensione con mandarle grossa somma di denaro.

Mori intanto in Genoua in una Gabbia di legno nelle Carceri della Malapaga Giudice della Rocca Corso famoso Capo di Ribelli, stato fellone alla Republica per ben trè uolte, et altretante le auea perdonato, e di più beneficato, e che datosi all’imudicitia, era diuenuto bestiale, e fatto priggione sino /38/ del 1294. dal Capitan Spinola mori Cieco in detta Gabbia nel 1310. Filipin. Car.79. et 87.Istor.Cors.

Giacomo II. nel 1306. et Alfonzo nel 1335. persistendo nella pretensione di auere la Corsica e la Sardegna pagorono al Papa il Censo delle 2000. Marche d’Argento, mà sempre delusi.

Insorse nell’anno 1340. ribellione nell’Isola, supressa dal Gouernatore della Republica : diuenne l’Isola del tutto pacificata, e nell’intiero Dominio non tanto Diretto, e Sourano, che utile della Republica, cosi Gian Uillano, il Rainaldo, il Giustiniano.

Giuoanni Boccanegra Gouernatore di Corsica per la Republica face dal 1349. sino al 1359. resistenza alli Rè d’Aragona, et in specie al Rè D. Pietro che inuasa l’auea coll’armi nel 1355.e 1361.

Era l’anno 1362. quando incominciorono à ribellarsi dalla Republica /39/ insorte prima nell’isola fattioni, una di queste uccise a tradimento Tiridano della Torre, che ne era Gouernatore per la Republica : quale ueggendo continuare i ribelli in la riuolta, et essendo essa applicata in le speditioni del Leuante, e nella Guerra con Uenetiani, si dispose di dare in affitto quell’Isola à Cittadini particolari con che il Dominio assoluto fosse tutto della Republica : Questo affitto, ò Impresa fù chiamata Mahona di Corsica : Questi Cittadini furono Cinque. la loro accortezza rintuzzò de Corsi l’alteriggia, ne distrusse il Castella, fortificorono li loro subalterni Aiaccio, e nel 1390. fabricato il Castello della Bastia, mentre auanti risiedea la Corte in Biguglia.

Molti de principali Isolani si ammutinorono nel 1401. nuoua ribellione insorse Andrea Lomellino Gouernatore ridusseli all’obbidienza nel 1404. ma in un istanto Uincentello d’Istria eccittò /40/ assieme Giouanni da Omessa Uescouo di Marina Corso, nuoui tumulti che non ebber fine che nel 1420. Abramo da Campofregoso Gouernatore li supresse.

Quando in questo istesso anno sendo Genoua trauagliata, e dalla Guerra col Duca di Milano, e dalle Fattioni di più famiglie che aspirauano al Ducato Dignità principale della Republica : Fecesi ardito di Genoua nelle angustie Alfonso Rè d’Aragona, assediò Calui, se ne rese Padrone, dopo la presa di questa piazza con 13. Grosse naui, e 23. Galee all’assedio di Bonifacio : il Duce di Genoua Tomaso Fregoso, mandato suo Fratello Giouanni al soccorso dell’assediata Città ruppe il disegno del Rè Alfonso, mentre fatta inuestire furiosamente con una delle sue naui contro il recinto, che con cattene, e grossi Traui di ferro fatto auea il Rè al porto, introdusse in Città il bramato soccorso, e fece pure inuestire altra naue piena di materie combustibili, solfo /41/ pece, e fuochi artificiali la regia armata la pose in scompiglio, onde dalle Batterie di terra bersagliata, e dall’armata di mare de Genouesi fù rotta : Abbadono l’impresa Alfonso, e rittornò uittorioso l’Ammiraglio in Genoua. Li Cittadini di Calui ancora tagliato à pezzi il presidio Aragonese iui lasciato dal Rè riconobero per lor Sourana di nuouo la Republica. Il Giustiniano, il Foglietta, il Morisoto (Hist.orbis marit.lib.II.Car.24) descriuono à pieno questa Uittoria.

Tentò mà in uano nel 1424. Giulio Fratello di esso Rè l’impresa di Bonifacio con 24. Galee ma ebbe contraria la Sorte, e ributtato da Bonifacini con grossa mortalità, et magior scorno.

Nel 1433. nuoua Ribellione tentorono i Corsi Capi ne furono Uincentello da Istria, et il Uescouo di Mariana Giouanni da Omessa : Perdonato fù da Genouesi al Uescouo ma Uincentello da Istria condotto à Genoua fu publi- /42/ camente decapitato / questo Uincentello e altro differente dal sopra digià memorato, mà bensi oriondo dalla stessa Casa d’Istria. Era questi un grande scelerato, le di lui iniquita taccuite dal Filippini, come suo Pattrioto sono appieno raccontate da Pietro Bizano. Annal.Genu.Lib.XI.Cart.244.

Era l’anno 1435. in cui Biaggio Assereto Commandante dell’Armata Genouese in soccorso di Gaetta dalli Aragonesi assediata liberò questa Città, e fè perdere al Rè d’Aragona tutte le speranze sopra la Corsica, mentre inuestita la Regia Armata fece lo stesso Rè Alfonzo priggioniere, assieme il Rè di Nauarra, e più di 300. Cauaglieri, con la presa di 13. naui compresa la Reale. Tutti li Storici sicome raccontano questa uittoria, cosi anco il modo con cui fà il Rè restituito in libertà.

Nuoua Ribellione intanto in la /43/ Corsica insorse nel 1437. ma presi dal Gouernatore della Riuolta in Capi furono fatti impiccare. Giouanni da Omessa Uescouo di Mariana con Giudice di Istria niote di Uincentello altra Ribellione suscitorono nel 1444. Tiranni si fecero di più luoghi, et in specie de principali non ui macorono de Corsi, che ricorso fecero al Papa lamentendosi che detti Tiranni unitisi con altri Capi opprimeuano quell’Isola. Onde Eugenio IV. non tanto per compiacere i falsi ricorrenti che mal’affetti alla Republica Sourana cercauano di intorbidargliene il Dominio, come anco per aquistar terreno su dell’altrui, Stati, mandogli legato con titolo di Commissario la uarietà con cui ne indiuiduano gli Autori o Corsi, e Romani il dà quello esseguito, molto sospetto reca, à che non si riputi una Romanzeria. Il Filippini dice ui pasasse con 60. soldati cosi dice l’anno 1445. Car.127. /44/ e Pietro Cirneo (l’originale della cui storia, come dice il Muratori R.I.S. Tom.XXIV. conseruasi nella Biblioteca del Xme Rè di Francia) uuole ui passasse prima con 16. milla Fanti in compagnia di 4. Uescoui e poi con 14. milla Armati : et alla fine della sua storia comprendesi, che questo Pietro Cirneo era nel numero de ribelli di que’ tempi.

Le rotte date da Corsi al Commissario del Papa, et agli altri che ui sucessero sono troppo note il Filippini le esagera : li Corsi ciò non ostante dieron sempre segni della loro infedeltà, o di nuouo ribellononsi anco dal Papa, cui si eran raccomandati.

Era il 1446. quando ueggendo il Papa che auuedutisi li Genouesi dell’inuasione clandestina di nuoui ospiti si accingeuano à dar di /45/ mano alle armi e che rotto aueano Monado de Terrani Commissario di esso Papa abbandonò l’impresa, et intanto Gregorio Adorno dell’Isola Gouernatore per la Republica obligò i Corsi à far ricorso alla medema per aiuto contro tumultuanti.

Continuò quindi la Republica à mandarui suoi Gouernatori sino al 1453. in cui sendo Papa Nicolò V. fù di Costantinopoli la Città assediata da 300 000 Turchi, e 200 naui, minacciando ano li luoghi, che possedeano in Genouesi nel mare Negro, et auendo guerra col Rè d’Aragona, che assediato auea S. Fiorenzo, trouandosi il Gouerno in turbulenze trasferi la Republica nell’officio di S. Giorgio il Dominio dell’Isola di Corsica, come in atti del notaro Giacomo Bracelli affine che sendo essa Republica ocupata nelle espeditioni del Leuante, /46/ l’officio di S. Giorgio prouedesse di Corsica alla Diffesa.

Continuauano dunque, et era l’anno 1454. le ribellioni fomentate erano queste da esso Alfonzo Rè d’Aragona, ne rispinse il Duce Pietro Fregoso l’ardire, si conquistò per la Republica La Signoria d’Istria, et Ornano, e fù fabricato nuouo Castello in Calui.

L’officio di S. Giorgio dall’altra parte soldatesche prouedeua nell’Isola, si cambiauano ogni anni gli Gouernatori e questi à misura de bisogni campeggiauano in tutte le Terre e castella per contenerle à l’ubbidienza, e soggettione sino al 1461. in cui insorgendo nuoua Ribellione molte delle Castella furono distrutte : Intanto intrusosi nel Dugato della Republica Ludouico Fregoso, ò sia Campofregoso uenuto in disparere con l’Officio di S. Giorgio mandò egli ad occupare la Corsica da Tomaso Fregoso suo Parente, durò /47/ qualche tempo il Dominio de Fregosi in Corsica, sebbene con uarie difficultà, e contrasti, et in specie de Duchi di Milano, sotto la cui prottezzione si era in què tempi posta la Republica.

Ciò non ostante mandoui nel 1462 la Republica Gouernatore Francesco Spinola. Tanto il Fregoso quanto il Duca di Milano, ne usurporo in qualche parte il Dominio : le dissenzioni di què Isolani nelle turbolenze della Republica si essercitauano in rubberie sino al 1470.

Era intanto l’anno 1477. in cui continuando de Corsi le rapine, e le Sceleraggini poco conto e delli Capitani del Duca di Milano, e della soldatesca di Tomaso di Campofregoso, mà uedendo andar à male li loro affari in tanti sconcerti : ueggendosi dal Fregosi tiranneggiati si sottomisero ad Ambrogio da Langasco Capitano, e /48/ Commissario della Republica : auea questo penetrato già con mano armata nell’interiore dell’Isola, et incomiciaua à fare la douute militari essequtioni, onde non puoterono non fare uolontariamente què Isolani ciò, à cui fare obligati l’auerebbe la forza.

Rittornò quindi la Corsica sotto il Dominio dell’Offitio di S. Giorgio in conformità della cessione lui fattane dalla Republica, onde dopo auere sino dell’anno 1480. Tomaso Fregoso fatta cingere di forti e ben intese mura il recinto di Terranuoua della Bastia si uidde in quest’anno 1482. obligato à mancar di pensiere di sostenersi in quell’Isola : cosi dicono il Giustiniano, il Foglietta, et altri.

Nuoua ribellione insorse nel 1487. le gare Frà Paolo da Leca, e Ranuccio della Rocca de primarij /49/ Feudatarij della Republica ne furon le caggione : Ranuccio la uinse, mà non auendo potuto ottenere dalla Republica quanto bramaua, Capo si fece di Ribelli, et il Giò ; Paolo da Leca in Sardegna rittirossi : Ui ritornò poco dopo et unitosi con Ranuccio nuoua ribellione ambi tentarono, Onde ripigliò l’Isola gli antichi tumulti, s’all’armorono què Popoli : Ambrosio di negro speditoui dalla Republica con numerosa truppa li ridusse à douere, presi li Capi mandolli priggione à Genoua Gio : Paolo da Leca si scampò, e Ranuccio della Rocca mori in Torre ; cosi dice il Filippini an : 1488.

Rouinate nel 1488. per ordine dell’Ufficio di S. Giorgio le Castella tolte à Ribelli di diè principio alla nuoua Città d’Aiaccio sopra di pianura al mare, mentre era anti- /50/ camente sù d’un Colle.

Rittornò, et era il 1501. Gian Paolo da Leca in Corsica suscitò nuoua Ribellione : Agostino di Negro di Nuouo la supresse ; Ueggendosi quegli alle strette risoluette di partire da l’Isola, conuenutosi prima con l’Ufficio di S. Giorgio, che somma di denari le pagò, rimanendo all’Ufficio tutte le Castella del Gian Paolo gia confiscate pella ribellione.

Era intanto il 1504. e dopo di auere nuoui tumulti eccittati nell’Isola : diuenne aperta ribellione Ranuccio della Rocca discendente da alltro Ranuccio di tal cognome (che fabricato auea forte Castello sù del paese detto della Rocca sù di monte altissimo sopra Solinzara e di cui anco al di d’oggi se ne ueggono le rouine) la fomentò, e con buon sucesso la continuaua : Furon uinti i Ribelli e castigati : fuggi /51/ in Sardegna Ranuccio, decapitato il suo figlio maggiore, e Francesco della Rocca altro de Capi, rimase in quieta quell’Isola.

Auendo nel 1507. Giacopo da Mare Signore di Capo Corso, e della Capraia : angariato di troppe contributioni i Capraiesi, con pretendere di fassi assoluto Padrone dell’Isola : fè ricorso il Pieuano della medema alla Republica come Sourana, ma rittornato al Paese feceli Giacopo dar molte ferite, e condurlo priggione nel Castello di S. Colombano in Capo Corsi : Intesa dall’Ufficio di S. Giorgio la scelaratezza pruiò Giacopo dell’Isola di Capraia e mandouui al Gouerno un Podestà cosi rimase la Capraia onninamente oltre il Dominio diretto, anco nell’utile sotto di S. Giorgio, e della Republica.

Quando dopo auere Ranuccio suscitate più uolte ribellioni nell’Isola, ucciso Nicolò Pinello Capitano de /52/ Balestrieri di Aiaccio proditoriamente e caggionati tumulti assieme cò suoi per 42. anni fù da soldati del Gouernatore della Bastia inseguito et ucciso nel 1511.

Essendo nel 1518. del’Isola Gouernatore Raffaele, Gio.Paolo da Lecca altro de Capi de Ribellione passò à Roma à chieder aiuto à Papa Leone X : per nuoua ribellione eccittare. niente ottene, e mori di Ramarico in Roma. Cosi il Filippini Cart. 214.

Calmate le cose dell’Isola rimasero sino all’anno 1553. in tutto questo tempo cuntinuò la Republica à mandarui de Gouernatori : Sampiero della Bastellica tentato auendo de Tumulti in l’Isola, da questa si parti mal Contento, perchè sendo andato al riparo delle sue Idee il Gouernatore fatto questi auea gettar à terra un Palazzo in forma di fortezza per dare alle /53/ machine qualche principio. Passò egli in Francia, quanto questo colà gionto procurasse eseguire, il Merelli Storico che di dui scrisse il racconta, longo sarebbe il scriuerne tutte le circonstanze : il certo n’è che intimatasi da Enrico II. di Francia Rè contro di Filippo II. Rè di Spagna la Guerra stimò opportuno dar principio dall’impresa di Corsica, come che attaccati fossero i Genouesi agli interessi della Casa d’Austria : Onde Gionse ne mari d’Italia l’Armata Francese commandata da Ant Pollino, e la Turchesca combinata commandata da Draghut Rais, e nello stesso tempo dalla Francia detto Sampiero Corso Colonello del Rè spedito al Maresciallo di Thermes per intraprender l’impresa di Corsica Quando intesa da principali dell’Isola la eunuta di Sampiero si ribellorono dalla Republica, e si accompa- /54/ gnorono con gli agressori, fù presa la Bastia, e sacheggiata, si rese la Cittadella per l’infedeltà de soldati Corsi, che erano allo stipendio della Republica (Casoni Annal.di Gen.Lib.6.)

Si solleuorono in Seguito i Popoli tutti dell’Isola tutti dell’Isola contro l’Ufficio di S. Giorgio, et unironsi al Maresciallo di Thermes, e contro de Genouesi si riuoltorono : Si sostennero Bonifacio, e Calui, come Colonie de Genouesi. Fù preso Portouechio : Assediò il Campo Turchesco Bonifacio : Due Capi Corsi Ribelli Giacobo Santo da Mare, et Altobello da Brando erano in quel Campo, consigliorono i Bonafacini à rendersi (eran à questi mancati i uieueri, e munitioni) gli accertorono di Saluar le persone, e gli aueri, con facoltà di andarsene liberi in Terra ferma.

Questi patti non furono punto osseruati, mentre ne furono uccisi 200. /55/ riserbati alle Catene i più facoltosi, e gli altri mandati nudi alla Bastia. Fù posta dalla Republica à Sampiero la taglia di 5000. Scudi, e publicati Ribelli altri 15. Capi. 5700. furono le canonate tirate contro Bonifacio prima che se rendesse.

Giacopo Santo da mare sucennato Capo di Ribellione passò col General Polino all’impresa di Calui, fù questo ualorosamente diffeso da Presidiarij : ocupò intantu Sampiero e Saccheggiò Aiaccio, et il Maresciale di Thermes S. Fiorenzo : Tutte le Terre di là dà monti si dichiarorono per Sampiero.

Grande fù la costernazzione in Genoua sù tal nouità. Deliberò l’Officio di S. Giorgio di procurarne dell’Isola la diffesa, tutti li Cittadini ui conttribuirono : Andrea Doria ui offeri tutte le sue costanze. Carlo V. /56/ Imperatore s’offerse per la metà della spesa, et ordinò ad Andrea Doria d’impiegare le sue forze maritime in fauore della Republica.

Per la fellonia de Corsi, che de Genouesi erano al Seruiggio, e contro di loro riuoltate auean quell’armi, che in lor diffesa impugnauano fù anco da Collegati presa la Bastia. Ui spedi la Republica oltre la Truppa che di già ui auea 8000. Pedoni, con 500. Caualli sotto il commando di Agostino Spinola con 15. naui, e 36. Galee, di queste 27. erano dell’Imperatore : Andrea Doria ne fù il Generale, fù assediato S. Fiorenzo, e ricuperata la Bastia.

Cuntinuando di S. Fiorenzo l’assedio nel 1554. si rese dà Giuoanni Orsino, 33 di Ribelli condannati alla Galera perche tali riconosciuti. Conquistado dallo Spinola tutto il Capo Corso, e gran parte delle Pieui di la dal /57/ Fiume Guolo, rimase ferito il Capo ribelle Sampiero, e condotto in Aiaccio. cosi  dice il Casoni : aggiongo il Filippini Lib.VI.Cart.244.245. che nel tempo tennero i Francesci S. Fiorenzo fabricassero quella Fortezza, e Giacobo Santo da Mare Feudatario della Republica si ribellasse, et al Maresciale di Thermes giurasse fedeltà.

Et alle Carte 265. in 267. aggionge detto Autore Corso = che il Gran Duca 2500. fanti  di sua truppa li mandasse auxiliarj alla Republica Sacheggiasser i Genouesi Biguglia e che il Principe di Spagna Filippo mandasse 4000. spagnuoli, e 9. naui in soccorso della Republica nell’Isola. Che si uantauano i Corsi, e si gloriauano, ciò non ostante di essere esenti dalla soggettione de Mercadanti Genouesi per il fauore d’un Rè di Francia cotanto potenze, e giuano altieri di quel uan nome della libertà, che i /58/ Francesi per facilitar la loro Impresa aueano à bocca gonfia decantata.

Uentisette Galee partesi da Antibo, e Marsiglia per soccorrere S. Fiorenzo soprafatte da Borasca di mare girorno l’Isola 5 si perderono alla Pianosa e 22. ad Antibo rittornorono scampate dalla Borasca.

Le Pieui fatte Abruggiare da Agostino Spinola Rostino, Ampugnani Casaconi, e tante altre con le prodezze da lui fatte, e dalle sue genti si raccontono dal Merelli, e dal Filippini : Abruggiata anco quiui di Allessani, di Tauagna e di Moriani, ricuperò il Castello di Corte, e frà Ribelli restò morto un de lor Capi Giacobo Santo da Mare.

Calmatesi alquanto ne loro progressi della Republica le Truppe, profittorono i Ribelli di questo interuallo, si riaccese la Ribellione nelle Pieui sottomesse. Li Francesi intanto ripigliorono Corte Compagnie intiere di Soldati Corsi al /59/ Seruiggio della Republica disertorono, e contro de Genouesi uoltonno le Armi / Merelli Hist. Cart.392.

Ridurssesi questi ad esser Padroni delle sole trè Piazze : Bonifacio, Calui, e Bastia, il rimanente tutto in potere de Francesi. Rittorno intanto Gio : Andrea Doria con 24 Galee, et un Uascello con nuouo soccorso nell’Isola in S. Fiorenzo. oue gionto con sua Truppa Agostino Spinola presa fù la piazza, e demolita fatti priggioni i Francesi, e condannati alla Cattena i Corsi.

Sostituito indi dal Rè di Francia al Generale Thermes colà richiamato Giordano Orsini : Unitisi i Francesi con 32. Galee all’armata di Cassin Bassà Turchesca numerosa di 100. uele, assediorono ambe Calui, dieron un dopio assalto, mà occorsouri opportunamente il Doria rispinti gli agressori fù liberata la Piazza, et era il 1555. /60/ Li colpi di canoni contro di questa tirati furono 11000 : Un Crocifisso da gli assediati esposto sù di un bastione in cui era di già la brescia aperta, ò sia un stendarso con l’imagine del Crocifisso, come dicon gli storichi fù quello che die animo à Caluesi, che con li soli fucili tanta strage fecer degli ottomani, che staccati da Francesi alla ritirata opportunamente si dierono. La Barbaria che usorono i Corsi contro de Genouesi, che auean priggioni in si fatta contigenza uien descritta dal Merelli in a Stor. di Cors.lib.I. Cart. 83.84. Come altresi què Genouesi che in la difesa di Calui si segnalorono.

 Insistendo indi i Francesi di uoler passare della Bastia all’assedio scongiurono il Commandante Turco come lor collegato ad esseguir seco loro /61/ l’impresa, l’essegui. Nicolò Pallauicino, e Francesco Sauli della Città Commisarij prouidero opportunamente e ualidamente alla diffesa : onde à gli aggressori conuenne dopo auerui molta truppa sacrificata, leuare l’assedio.

La uana e dispendiosa riuscita di questi due Assedij di Calui, e della Bastia, fatto auea abassar molto il concetto, che i Corsi auean delle forze francesi, col di più, che con l’unione de Turchi niente gli era riuscito. Cosi molti di què popoli stracchi dalla calamità si restituirono all’obbedienza de Genouesi, come fecero gli abitanti del Nebbio, e Balagna seguiti furono da molti altri.

Per tanto bene impedire rittornò di Francia, da doue era stato chiamato, nell’Isola Sam- /62/ piero, onde prottetto dalla Regina fatto maestro di Campo, fe di nuouo riuoltare coloro, che alla Republica aderito aueano : Fù di nuouo assediato Calui, ma in uano Cominciorono indi i Caluesi battuti gli aggressori à scorrere la Campagna : fecero li comissarij della Republica spianar di Algagliola le mura acciò i Francesi non ui auesser ricetto. Teneuano però tuttauia Aiaccio.

Era intanto l’anno 1556. in cui campeggiando della Republica le Truppe alla douuta ubbidienza sottometteuano li Felloni fecesi frà le due Corone di Francia e di Spagna una Tregua con l’inclusione della Republica (Casoni Ann.1556. Cart.247.) ebbe secondo l’ordine l’effetto la sospensione delle /63/ armi nella Corsica : Quando in sorti sull’impruoiso torbidi in Italia, rotta fù la tregua, si riassonsero in Corsica pure le ostilità. Passato era Giordano Orsini in Francia. Li Capitani Francesi, e li Corsi Ribelli la Biastia bloccorono. In la uicinanza di Calui duierse scaramuccie seguirono : li Corsi della Balagna nè erano le Principali frà tulmutuanti.

Fortificorono i Francesi S. Fiorenzo già da truppe della Republica demolito quali fatte circospette dalle occorse uicende sotto il Capitan Ladrona uomo assai esperto preso à stipendj dalla Republica, con sufficiente numero di saldatesca, i Ribelli et i Francesi inseguirono : Li Uantaggi sù di loro riporati, narrati sono da souracennati scrittori.

/64/ Annoiatisi della longhezza di tanti trauagli gli Corsi (era à tutti nota la nutiua instabilità) conoscendo che di Francia il Rè, potentissimo in terraferma, forze sufficienti non auea per la Corsica cinquistare rallentare si incomiciarono dal seruiggio della Francia (e questa era la seconda uolta) uedeano cosi sopportar non puoter si misera conditione (cosi dice il Filippini scrittore Corso, e nel numero de Ribelli sebene di Mariana Arcidiacono).

Di questo auuidesi il Generale Orsini, quale poco buona passaua la Corrispondenza con Sampiero, Questo uomo di natura Corso, et altiero sebbene subalterno presumeua superiorità : onde l’Orsini per i Corsi cattiuarsi alzar fece un Tribunale per la decisione delle Cause composto di 6. Corsi, e 3. Francesi questa rissoluzione rappatrimò in /65/ parte di quegli incostanti Isolani le orditure, e machine. Pareua loro in sifatta guisa di godere della propria libertà.

Li Ribelli Intanto, à Francesi congionti, mentre disuniti niente puoteano, delle scaramuccie contro de Genouesi si faceano. Fù in Francia richiamata S. Piero, e 21. Galea con qualche Barche in Corsica approdorono in Rinforzo della Regia Armata.

Mà chè più, era l’anno 1558. in cui ritrouandosi in Angustie la Republica per essere in Corsica gionte 16. Galee Francesi, uidde in quell’Isola comparire il Principe Gio. Andrea Doria con la sua squadra fù ricuperata l’Algagliola : darsi uollero di nuouo li Corsi all’ubbidienza della Republica, questa poco se ne fidaua la di loro instabilità gli era troppo nota : onde spedi essa al Rè Filippo in Ispagna per nuoui soccorsi affine /66/ di accertarsi de popoli tumultuosi, e di conquistare il rimanente dell’Isola.

Quando, ed era l’anno 1559. doppo più desolationi seguite conchiuto fù il Trattato di Pace frà il Rè Enrico II. di Francia, et il Rè di Spagna Filippo II. e stabilito in Cambresis, e frà le Capitulationi annesso ui fù (Casoni Ann. 1559) che il Rè di Francia ritirerebbe le sue truppe dalla Toscana, e dalla Corsica, e quei del partito Francese cosi Sanesi, come Corsi, sarebbero messi e restituitine beni loro, e che in detta pace Generale si intendesser compresi tutti i Prencipi e Republiche.

Scoperta fù in questo mentre Congiura in Bastia ordita da Corsi, ma dissipata da Giorgio Doria Comissario, et impiccato Siluestro Romano Capo di tal congiura.

/67/ Ritornato in Corsica l’Orsini tenne occulta la pace à Popoli per tema che contro di lui anticipatamente si riuoltassero, mandorono i Corsi Ambasciatori in Francia al Rè, con supplicarlo non li abbandonasse, nulla ottennero.

Le piazze intanto, e luoghi che teneuano i Francesi consegnate furono dall’Orsini à Comissarij della Repu.ca e riceuerono in Aiaccio il Giuramento di Fedeltà da Popoli, e nello stesso tempo publicorono un Generale perdono. Aggionge il Filippini al lib.IX.pag.368. della storia di Corsica : che come che il fine delle cose, che desideriamo uenga spesso al contrario del desiderio nostro : sommamente à Corsi, che già fauoriuano la parte di Francia dispiacque questa pace, parendo loro, che alle larghe offerte del Rè Arrigo, fossero sucessi strettissimi /68/ fatti, poi che auendole messe le Armi in mano contro de loro antichi Patroni, con si fallace riuscita gli auesse lasciati in abbandono : A questo racconto del Filippini concorda intieramente il Trattato fatto nel Castello di Cambresis trà detti due Rè, che si legge registrato nel Corpo Uniuuersale Diplomatico del Dù Mons.Par.I.Pag.37. Aggiogne il Filippini in seguito, che stimolaua di molto i Corsi la loro rea coscienza con le passate operationi, che usate aueano contro de Genouesi, che non ostante le fate in le 6. oltreppassati anni, frescamente ancora con animo ostinatissimo dopo la fatta pace aueano già mandati alla Reggia Corte nuoui Ambasciatori uedendosi all’antico modo restarli sudditi, di che più già mai /69/ non si persuadeuano. Filipin.Lib.X.Cart.373.An.1559.

Ristabilitassi nel suo Dominio la Republica, e preso di tutte le piazze della Corsica il posesso per meglio di questo assicurarsene, considerando il Senato, che non era conueniente, che continuasse al commando l’Ufficio di S. Giorgio, il quale in congiontura delle Guerre non puotea diffendere da sè ciò, che possedeua, mà obligato era à ricorrere alla medema Republica : Fù perciò stabilito, che questa riassumesse anco il Gouerno di tutta l’Isola, onde fù spedito in la medema Giuliano Sauli, e Fran.co Limellino.

Fù dunque nel 1562. acettata dalla Republica dall’Ufficio di S. Giorgio l’Isola, e questi di più si obbligò di Souuerarla di lire.75. milla annue per la spesa, che /70/ conuien fare per il mantenimento dell’Isola, quale trasferita fù di nuouo nella Republica assieme l’Isola di Capraia.

Fù nello stesso anno istituito il Magistrato di Corsica, e colà speditoui per Gouernatore Andrea Imperiale : Quando ueggendo Pio IV. che il Uescouato di Accia era di tenue redito, come che abbracciasse due sole Pieui, cioè Ampugnani, e Rostino, l’uni nel 1563. à quello di Mariana, da indi in apresso di questa il Uescouo portò il titoli di Accia e Mariana.

Era Sampiero della Bastellica dopo la Pace passato in Francia con la sua familia, quando nel 1564 intento sempre à maluaggie machine tentò nuoua sorpresa contro la Corsica, scongiurò più uolte, non che il Rè, mà la Reggina Reggente del Regno /71/ di forze, bastimenti, e denari per di nuouo passare contro la Corsica : La Riuoluzione de Grandi, e la Ribellione degli Ugonotti fece scuzare la Regina ; Passò Sampiero in Algieri, et in Costantinopoli per forze, et assistenza maritima, nulla ottenne. Rittornò dunque in Francia uccise in la Galeotta in cui era Teramo della Bastelica suo Parente, fece scannare Florio da Corte suo familiare, et uccise con la propria sua Spada Uannina sua moglie dalla quale auea auuto in dote tutto quello possedea con lo stato di Ornano : Chiese il Scelarato ciò non ostante di nuoui soccorsi dalla Regina, non li ottenne. Spedi Emissarij in Corsica furon fatti Schiaui dà Turchi : Passò egli stesso nel 1565. di nuouo nell’Isola con altri suoi aderenti. Sbarcò nel Golfo /72/ del Ualinco : tardi non furono i Corsi di quelle Comarche è fauorire le sue idee : s’innaltrò il Fellone con questi sino à Corte. La Republica auuedutasi della maluaggia idea non tralasciò di prouederne al riparo : Una squadra di Galee con non poca truppa Nicolò de Negri ne fù il Commandante fù inuestito Sampiero al Uescouato trouossi al partito de disperati : La fortuna fugli propitia scampò il periglio, e passato di là da monti indusse que popoli ad una Generale Ribellione.

Ucciso proditoriamente da un Corso suo saldato Nicolò de Negri le fù per Commissario Andrea Centurione sotto la condotta di questo due rotte ebbero i Ribelli una all’Algagiola, à Petralba l’altra di modi che de suoi la perdita lò /73/ stesso Sampiero pianse publicamente come dice il Casoni Lib.VII.Car.275.

Fù contro de Ribelli proseguita la Guerra con uarietà di Fortuna Andrea Doria con 20. Galee il Rè di Spagna con 3000. fanti acrebbero della Republica le forze abruggiorono i Genouesi la maggior parte delle Pieui a Ribelli, e quantunque come dice il Merelli à Cart.427. molti anzai quasi tutti li Corsi, che erano della Republica al seruiggio contro di essa le armi uoltassero, pure Stefano Doria delle Armi della Republica Generale fece tai progressi, che abruggiate le Castella tutte, e le Uille de ribelli, spianate la maggior parte delle Pieui, rouinar fece anco il forte di Portouecchio nido delli stessi ribelli.

Era il 1566. quando mandati essi Ribelli de suoi Emissarij per soccorso /74/ in Francia mandati gli furono 12. milla scuti, onde continuò le sue ribalderie e sceleraggini.

Un fiero fulmine nel 1567. la Fortezza di Calui incendio, le munizioni tutte andorono in aria, con 35. Case. Li Emissarij di S.Pietro furono fatti priggioni, e col douuto supplicio ricompensati.

Le buone, e sacrileghe azzioni di Sampiero indicate le abbiano sul principio : quando passato questo scelerato da Uico alla Rocca per castigare alcuni sospetti d’intelligenza cò Genouesi, colto fù in un imboscata da Raffaelle Giustiniano, e morto, trouato il suo corpo da Uittolo d’Ornano suo Parente, e suo Capitano, gli fù troca la testa, e portata à Francesco de Fornari in Aiaccio. (cosi il Casoni et il Filippini succitati).

/75/ Di questo Scelerato cè nè fà un bel rittrato il Casoni (Ann. di Genoua. An.1567.Cart.294) la sua impazienza estrema nell’insofferenza delle ingiurie, Genio talmente uenticatiuo, che lo portaua à scuuertire tutte le leggi Diuine, per far male à chi supponeua l’auesse offeso : la crudeltà inaudita colla quale per sfogare la propria passione non perdonaua, ne à merito di seruiggio, ne all’amicitia, ne al Sangue proprio, lo fece riconoscere per un uomo uiolento, e Sanguinario, e l’auer fatti tanti tentatiui contro il suo Prencipe naturale con grandissimo detrimento della Patria lò mostrò per un uomo senza religione, e senza fede, e solo da esse stimato frà barbari, appresso i quali la fierezza, e l’ardire occupano il luogo di uirtù.

Doppo di Sampiero la morte altri uoleano de Corsi sottomettersi /76/ alla Republica Sourana, altri poi ellessero per loro Capo Alfonzo Figlio di Sampiero, fù questo da tutti riconosciuto : insorsero ciò non ostante delle fazzioni : formauano queste come una Guerra Ciuile.

Pio V. intanto il Santo Papa per compiacere alle richieste della Republica condonò à Corsi le decime non pagate à Uescoui, come da suo Breue in forma di lettera scritta alla medema 14 9bre 1567. Dat. apud S.Petrum.

Ciò non ostante nel 1568. Fomentauansi per anco nell’Isola delle fattioni la Clemenza che usauano uerso di què popoli li Gouernatori che uimandaua la Republica molti di già ridotti nè auea all’abbidienza.

Poca durò la quiete molti si ribellorono di nuouo annidati nel Centro dell’Isola Giorgio Doria Gouernatore fece assediar Corte mà /77/ inclinato sempre à uincere de Corsi l’ostinatione colla Clemenza prucurò col mezzo di Giò Bat.ta de Bernardi Uescouo d’Aiaccio di disporre Alfronso alla pace. S’impegò il Uescouo, fè uedere ad Alfonso il suo Periglio, e come i popoli annoiati da longhi trauaglia erano per abbandonarlo, e come già disposti erano à uolontariamente sottomettersi all’antico Dominio della Republica.

Quando nel 1569. Conchiuso fù con Alfonzo l’aggiustamento che partir douesse cò sui Seguaci dalla Corsica prouisto d’imbarcatione per l’audata in Francia, che non potessero ripatriare che per 8. anni prossimi e godete de loro beni, e fedui con Generale perdono.

Parti Alfonso, e pacificata la Corsica i popoli tutti prestorono Giuramento di fedeltà al Gouernatore per /78/ Republica e mandorono Ambasciatori à Genoua per la totale sommissione ringratiando il Senato del Concesso perdono.

Della sommissione dell’Isola diè la Republica auuiso al Santo Padre Papa Pio V. le scrisse questo un Breue in cui li raccomandaua què popoli incolti, et insiememente l’essortaua à perdonarli : il Breue fù dato il 24.Aprile 1569. Scrisse parimente altro Breue sotto il 4. maggio al uescouo sudetto di Aiaccio acciò li facesse instruiti e in la dottrina Christiana, nel Cathechismo, e nella pietà da ambi questi Breui comparisce che riconosce il Papa sourana della Corsica la Republica, uno e raportato dal Beuuouio in l’ultimo Tomo de suoi Annal .Eccles. l’altro dal Ughelli Ital.Sacr.Tom.III.

Ridotta alla prima tranquilità /79/ la Corsica fù nel 1570. fabricato un Forte in Alleria ; in questo istess’anno mandò ui il Papa per Uescouo di detta Città seben distrutta il Beato Allessandro Sauli, quanto questo si impiegasse in la coltura di què Popoli si legge nella sua uita stampata dal Grazioli, da doue appaiono le sceleratezze, et iniquità, omicidij, e latrocinij, che faceuano què Isolani / Graziol.Uit.B.Alex :Saul. Lib.2.Cap.I.Car.47.49.

Fù fatto è uero, et era l’anno 1573. Sudetto Alfonzo figlio di Sampiero Colonello di un Regimento dal Rè di Francia Carlo IX. le permise la Republica di fare 800. soldati in Corsica. Anton Fran.co Filippini Arcidiacono di Mariana dedicò à questo Colonello La sua storia di Corsica stampata in Tournon in Francia.

Giò Bat.ta Ornano figlio di Alfonzo /80/ dopo essersi segnalato anch’esso in seruiggio della Francia, et impiegato nell’Eductione di Gastone Duca d’Orleans Secondo Figlio di Enrico IV. Abusandosi di tal fortuna, et auendo insinuato al Patrone cose contrarie alla Maestà del Rè suo Frattello, uenuto in sospetto di indegne machinationi fù arrestato, e poi col ueleno tolto di uita cosa conferma il detto Casoni.

Conceduta dalla Republica nel 1574. una leua di 600. Corsi al Papa : fortificò con un ben’inteso Castello la Bastia nel 1375. e fece fabricare più torri intorno all’Isola per prohibire lo sbarco de Turchi, e Corsari, et in specie 19. ne fabricò nel Capo.Corso.

Insorgendo nel 1576. delle Inimicitie nell’Isola prohibi Tomaso Carbone Gouernatore le Armi /81/ à Corsi, à risalua di coloro che militassero al stipendio della Republica.

Quanto, ciò non ostante fossero à quell’Isola di danno gli Archibuggi ce lo indica il Filippini in la sua storia lib.XIII.Cart.554.dell’anno 1591.doue dice che què isolani procuranuansi dalla Corte di Bastia delle Patenti per simili armi portare, e che inteso auea (mentre uieaua à què tempi, et era iui Canonico Arcidiacono di Mariana) che erano state date fuora da 7000. patenti : s’incontrauano schiere di 20. à 30.

Archibuggieri alla campagna, e che non si trouaua alcuno si pouero che al sommo auesse del suo 5. à 6.scudi, che si ne prouedesse, oltre la spesa di mantenerli di munitione e colei, che non ne auea, uendeua la uigna, Castagne, ò altra possessione per comprarli : Ueramente, diceua, e /82/ cosa d’ammirazione, che la magior parte di quei, che non hanno tanto di uestimento in dosso, e niente in casa per mangiare, parea esser egli uituperoso se non comprariua con l’archibuggio, e che di qui uiene, che più le uigne, e terreni non fruttauano restando macchiose, et inutili, e che que isolani costretti erano dal Bisogno darsi à latrocinij, agli assasinij, et alle uiolenze, e facean nascere occasioni per rubbare, il bue, Uacca et altri bestimai à coloro che impiegati erano à fare le loro faccende : di qui (continua detto Autore) ne auuiene tanta meschinità che l’agricoltura e sbandita di Corsica e che questi tali cosi mal uiuono che meno far lasciano bene agli altri, e che ogni giorno si sentono omicidij, uendette, Assassinamenti /83/ per la commodità, che si trouano di poter nuocere con simili Armi da fuoco, e ui sarà uni, che auerà poco di sdegno con altro, che con altra arma non l’ardirebbe à guardare in uiso, che ora si caccia in un cespuglio, ò bosco e sema alcun riguardo, come se tirasse à un’animale l’ammazza, senza che poi cosa alcuna se nè sappia, che ne men la Giustizia puo fare il suo debito. E si sono / detto autore Cart. 354./ tanto addestrati i Corsi con questi Archibuggi, che Iddio ci guardi pur da pericoli di Guerra, che à quel si mostrassero auersarij non sarebbe di poco danno, che à pena possono quei portare, che tutto il giorno al bersaglio di quanto serebbe in segno di un scudo l’imbroccano. Siche essendo que Popoli mutabili di uolere incorrono /84/ facilmente in ouità è Tumulti.

Per à si fatti disordini trouar riparo publicò il Senato rigorosissima grida contro li Uccisori dolosi di detta Isola, contro chi ferisse con Archibuggio, e contro le uendette come in atti del Cancell.e Secretario Nicolò Zouagli 1595. Anzi che in atti di questo istesso notaro Proibi lo stesso Senato tutti li Archibuggi à que Paesani, riuocò tutte le licenze e Patenti, concessioni fatte tanto dal medemo Senato, che da altri subalterni. Parlano di ciò anco molto Chiaro li statuti Criminali di Corsica fatti dalla Republica, come ne medemi à Corte 43. e 101.

Aggruauta nel 1605. la Republica da molte spese fatte nella Corsica, per non aggrauare con ciò que Popoli ottenne del Magistrato di S. Giorgio oltre le lire 75. milla di numerato /85/ souraccennate un sussidio annuale di lire 36. milla simili, onde furono intante fatte molte strade nell’Isola per commune Commodo : e per più pronta essequtione dare alla Causa, liti, Pleiti, condoglianze, e ricorsi de Corsi ne deputò la Republica per Giudice il Magistrato detto di Corsica nel 1615. sino all’intiera decisione e determinatione. Fù questo Magistrato instituito 1562. in cui la Republica si fece retrocedere dall’Off.o di S. Giorgio la Corsica.

Era l’anno 1635. in cui scorgendo la Republica le tanto frequenti uendette dette Tranuersali, che si commeteuano da que Popoli di Corsica, delitto de più essecrandi fece leggi rigorosissime contro coloro che uccidono in tal uendetta : quindi nel 1669. fece publicare altra grida, e concessa facoltà al Gouernatore del detto Regno di Corsica di condannare ex informità conscienti /86/ alla Carcere con frusta, berlina, e relegatione per tutto quel tempo, e per tutte quelle uolte che le parrà quelle donne che ui aiuterrano, ò cooperanno à uendette Transuersali.

Item dichiarati infami quelli, che faranno simili uendette, inabili anche ad auere alcune dignità nel Regno, et incapaci d’ogni altro officio compreso anco ogni carico militare, in maniera che, ne anco i suoi Figli puotessero esser promossi al alcuna delle dette Cariche, et Item passate in Iudicatum dette sentenze contro delli Rei, si uenissi le mogli, nuore, ò sudetti che pretendessero auere sopra de medemi raggioni, non giustificassero i loro crediti, e non riportassero sentenza diffinitiua, debbano subito deuastarsi senza altra proroga /87/ come da dette Leggi del 1635.

Memore la Republica della fedeltà degli abitanti di Calui fece loro nel 1652. fauoreuole Decreto oltre le antiche Franchiggie e dichiaralli e dichiaralli come Cittadini nati in Genoua, e che aspirar puotessero à tutti gli Ufficj, e cariche anco Militari tanto in Genoua, Terraferma et in Corsica.

Fù l’anno poi 1662. in cui fè colpo la Temerità de Corsi in Roma all’orche sendo alla Guardia del Papa, uiolando il Gius delle Gienti fecero temerario insulto contro il Duca di Chrecqui Ambasciatore del Christianissimo facendo scarica di Archibuggi contro la di lui Carozza, e contro le Finestre del suo Palazzo, onde oltre la sodisfattione che fù obligato dare Papa Alessandro VII. Al Rè di Francia fù innalzata una Colonna d’infamia contro dette /88/ Guardie Corse nel luogo dell’insulto.

La gran Premura de Frati Capucini di fondar numerosi Conuenti in Corsica, oltre già li fondati obligò Papa Clemente X. nel 1673.ad ordinare con sua Bolla de 20. maggio che fondar non se ne puotessoro se non distanza di 12. miglia uno dell’altro. Fù conuenuta nel 1675. la restitutione de Banditi frà la Sardegna e la Corsica e datta l’introduttione in quest’Isola dalla Republica nel 1576. à molte famiglie de Greci procedenti dalle parti del Leuante con M.r Parthenio loro Uescouo : assegnati li furono li luoghi di Paomia, Salogna, e Rodunda in la Giurisdizione di Uivo. Condannato nel 1481. à morte Fran.co Pollidoro Corso quantonque fosse minore di età per auer commessa Uendetta Transuersale.

In Oletta piccola Uilla del Nebio naque in quest’anno il famoso Giulio /89/ Matteo Natali, che uestitosi adulto da Chierico fù uno de Conuittori del Collegio del Bene in Genoua fattosi poi Pedante passò in tempo della Ribellione del 1728. in Corsica doua arrolatosi al partito de Ribelli fù fatto Canonico, passato poi Emissario de medemi in Roma diè fuori molti libelli essecrandi e pieni di malignità, e menzogne à fauore de suoi Patriotti contro la Republica.

Là di lui industria l’introdusse al Seruiggio del Cardinal Ferroni dal quale per sua ampollasità procurò di farsi ottenere il titolo di Luescuo di Abbera in partibus.

Fattosi da Raggionati della Republica, e del Magistrato sopra la Corsica il Bilancio del sommagistrato à Popoli di quell’Isola nelle sue Penurie tanto in danari, che uettouaglie /90/ la somma di lire 446719 :7 :2 : qual somma mai più è stata rimborzata dalla Republica.

Era intanto l’anno 1715. in Considerando i Corsi essere state sempre le armi da fuoco in quell’Isola fomento per li omicidij, e uendette transuersali, e che per longo Corso di anni resa auean la Corsica un ridotto d’iniquità, e di homocidiarij i più barbari, spedirono à Genoua Marcello Mancini loro Oratore, acciò à nome di tutta l’Isola supplicasse il Senato à pohibire à quei suoi sudditi delle armi da fuoco l’uso : Acconsenti alle loro suppliche la Republica, o considerato quanto loro fosse salutare ta prohibitione Spedi in Corsica Alessandro Pallauicino con due feruentissimi Padri Missionarij Cancellotti, e Costanzo della Compagnie di Gesù per togliere le Armi à Corsi. Ui si fermorono per II. /91/ mesi continui, e trascorsa l’Isola tutta frà infiniti disaggi esseguirono l’incombenza, et ottennero l’intento.

Tolte le armi à Corsi fù loro imposto l’obligo di pagar di più soldi 13.4. moneta di Genoua per ogni fuoco l’anno, oltre la Taglia ordinaria, per l’indennità dell’errario publico, mentre le patenti per le quali era concesso il portar armi contribuiuano per ognuna lire 6.16.8. detta moneta, e tal uolta in una sola Casa ui erano più persone che prendeuano tali patenti. In questo istesso anno come asserisce il Canonico Natali in un suo libello fù fatto il registro nelle Cancellerie di Corsica, e ritrouato che in 32. anni antecedenti erano stati commessi 28715. omicidij : da qui si scorge quanto proficua fosse sudetta prohibitione.

Poco uollero profittarsi li Corsi di /92/ si salutifera risolutione : il loro perfido destino alle uendette alli omicidij inclinato mai soffriua il uedersi priuo di quelle armi che loro tanto erano necessarie per siffatte ribalderie.

Il Maggior Saluatore Corso al Seruiggio della republica, truffò (et era l’anno 1719) le paghe de subalterni, et à nome di què popoli passò ad offerire quell’Isola à più Prencipi nulla ottene speranza, mà questa suampò, è fù fatto solamente poco dopo Maggiore del Reggimento Toscana sotto il Colonello Roncalli in Sardegna : passò indi a Turino sulla speranza di profittarsi del Patrocinio della stessa Corte, quando peruenuta alla Republica di sue orditure la nuoua : dimandòllo à quel Sourano, e l’ottenne Salua la uita : Fini questi i suoi Giorni nella Torre Publica.

Dà indi in apresso rimasero di quell’ /93/ Isola i popoli di malo animo uerso de Genouesi, ueggendo suentata la mina della tramata orditura.

Dalla inuestitura fatta da Papa Benedetto XIII della Sardegna al Duca all’ora di Sauoia nel 1726. e dalli Breui scritti alla Republica di Genoua di S.Pio V. nel 1567. e 1569. in quali la riconosce Sourana della Corsica, appare superflua la scomunica, che fulminauano i Papa nel Giouedi Santo contrà detinentes Insulas Siciliae Sardiniae, et Corsicae.

Era il 1727. quando mandato dalla Republica in Corsica per Gouernatore Felice Pinello : mandò questi li soliti deputati à scuodere le Taglie (Contributione cosi chiamata da quei Popoli) gli furono da qualche Pieue negate : le altre tutte in poco di Tempo ne seguitorono l’esempio, si ammutinonno gli abitanti di sotto la condotta di Certo Fabio Firlingheri : si fè questi /94/ loro Capo, e della ribellione : morto questi altri se nè sostituirono. Le insinuazione dè Uescoui : Della Republica le promesse le indulgenze usate per què Isolani, la diminutione delle Taglie, gli nuoui Priuileggi loro accordati, non bastorono per placarli. La speditione di soldatesche, la prouista di munizioni da guerra, le minaccie, ponto non gli atterirono, anzi crescendo de ribelli il numero si auuentorono sino all’assedio della Bastia Capitale dell’Isola. Mancato fabio Capo ribelle, et ucciso da uno de suoi sostituito le fù Gio : Gauino uomo di non minore Sceleratezza quale fatta una scelta de maggiori Ribaldi dell’Isola continuò con uigore i Tumulti.

Si resero intanto, et era il 1729. li Ribelli Padroni di Corte, si Ribellò tutta la Castagniccia, quando passato per Commissario della Republica nell’ /95/ Isola Gio : Fran.co Cropallo truvò què Popoli tanto infieriti che per fino il Franti animauangli alla ribellione, e seco loro si uniuano.

A Ribelli si oggiosero Andrea Ciaccaldi, Luiggi Giafferi, Gio : Fran.co Lusinchi, Carlo Fran.co Allesandrini, Pier Simone Ginestra, Giò : Tommaso Giuliano, e Pietro Simone Fabbiano. Attirorono questi la mag.r parte dell’Isola al loro partito. Alle spese, alle quali oggi (…) la Republica per de Ribelli reprimere la Ribellione si oggionsero le uiolenze che essercitauano què popoli alla campagna.

Richiamato dalla Republica il Gouernatore Pinelli sostituitole fù Geronimo Ueneroso già stato Doge della Republica, e soggetto de più qualificati era già questi stato Gouernatore di essa Isola nel 1705. il di lui Gouerno era stato si amato da què Popoli che per loro Padre aclamato l’aueuano, ma erano i tempi mutati, e mutato degli uomini /96/ il genio : li progressi de ribelli cotanto si auanzorono che si impatronirono di Corte, luogo de principali situato nel centro dell’Isola : gli stessi Ecclesiastici alla ribellione si aggionsero, e sparsero de libelli infamatorij, quasi che Genouesi Padroni non fossero dell’Isola mà usurpata l’auessero alla Chiesa, seminando falsità detestabili. Fece la Republica come uera Sourana della medema publicare un manifesto per i Corsi disingannare de pretesi aggrauij, le contestò la partialità, et affetto, che per essi auuto auea in Souuenirgli in ogni tempo, mà si parlaua à Sordi.

Fù in oltre publicato un Generale, et offerte à Ribelli le più loro uantaggiose propositioni, ma queste à nulla giouarno le Frati Zoccolanti de quali gran numeri ritrouassene nell’Isola colle loro prediche animauano i Popoli à più scandalosa riuolta : In uano si /97/ affaticorono i Uescoui per la sommissione in uano fù replicato un nuouo Generale perdono dal Ueneroso, mà alla fine parti per Genoua, e l’Isola abbandonò in la sua maluaggia ostinatione.

Nuouo Commissario mandò in Corsica la Republica, fù questi Gian Francesco Cropallo con sufficiente truppa, mà in uano Frà Bernadino da Casaconi Zoccolante sussuratore de Popoli si mise alla scoperta à loro insinuare la Ribellione, era questo nel suo dire si stomacheuole, che li stessi ribelli l’aueano à nausea. Perseuerando quindi què Popoli nell’ostinata riuolta più si infieuolirono.

Era il 1730. quando radunatisi al numero di circa 12000. minacciorono di sacco la Bastia : il Uescouo di Mariana oulea pacificarli, mà sprezzate le di lui esortazioni continuorono nell’ /98/ attentato, e sorpresero Terrauechia (Terrauechia è una parte della Bastia che non è cinta di muraglie, mentre la parte cinta di mura, doue è oggi la Fortezza, Terranuoua si chiama). Tormentati dal Cannone di essa Fortezza si ritirorono.

In si fatte dispositioni mandò la Republica nell’Isola due nuoui Comissarij, et era il 1731. cioè Carlo de Fornari, e Gio : Bat.ta Grimaldi, niente più questi de loro predecessori far puotero : Filippo Euristo da Ciattra, si fece de Ribelli Capo : fù da questi spedito il Canonico Erasmo Orticoni pel loro Emissario al Papa ad offrirle la Corsica le specificò come i Corsi eran suditi di S. Chiesa il papa non uolle accettare l’offerta conoscendo l’astuzia delli offertori si specificò, che intromessosi sarebbe per mediatore à conciliarli con la Republica loro Sourana : questo parlare /99/ non uollero intendere i Corsi : offerirono questi ribelli l’isola ad altri Sourani alla Spagna, alla Francia, à Maltesi, mà conoscendo questi, che offeriuano quel d’altri li mandarono à spasso.

Crebbe intanto nel 1731. de Ribelli il numero, diuisi questi in 3. Corpi attaccò uno il luogo di Paomia de Greci che uolorosamente si diffesero. Prese l’altro la Torre della Mortella con tutto il Golfo di S. Fiorenzo, et il 3° continuò il Blocco della Bastia.

Teneua l’Imperatore Carlo VI.accantonata nel Milanese numerosa Truppa, quando uedendo la Republica di non poter da sè sola i Ribelli reprimere, auuanzò per il suo Ministro istanza à Cesare, acciò gliene acconsentisse una parte come Truppa auxiliaria, e conuenute le reciproche conuenienze nè fù prescielto per Capo il Generale Uaktendonk, muni intanto Essa Repb.a /100/ di ualido presidio le quattro Piazze principali dell’Isola Calui, Aiaccio, Bastia, e Bonifacio : Inteso quindi, che un Uascello Inglese sbarcato auea munizioni per i Ribelli nell’Isola, fece istanza al Rè Britannico per la prohibitione de suoi sudditi da tal traffico S.M. per la pace, e buona amicitia teneua con la Republica, ne intimò il diuieto, ed essa intanto armò il stuolo di sue Galee, ed altri bastimenti per impedire ogni sbarco : Gionsero intanto nello stesso tempo 3000. Tedeschi commandati dal Generale Uaktendonk con Camillo Doria Commissario della Republica in Bastia : aueano già li Ribelli depretata la parte più debole della medema, denominata Terrauechia : Ueduto il bisogno fè /101/ Istanza la Republica all’Imperat.r di maggior rinforzo, consiste questo in 2600. Uomini commandati dal Conte di Uinces, e Ca : di Lambergh : con 36. Barche 3. naui, ed una Galea sbarcarono in Corsica, e dato à Ribelli l’assalto furon rispinti. Presidiorono intanto la Bastia : fù ricuperato S. Fiorenzo, et impiccati i ritelli priggioneri.

Prohibirono il Rè di Francia, et il Rè Sardo con rigoroso Editto à loro sudditi di dar soccorso à Ribelli Rinforzò la Republica i Tedeschi di 12. Compagnie trà Suizzeri, Grisoni, e Soldati ueterani : Fece publicare alla testa della sua Truppa un Generale perdono à felloni, mà senza frutto, anzi scrissero lettere à loro patriotti tutti abitanti fuori dell’Isola ad accorrere alla Ribellione, à più possa con prontezza ui si inuiorono : Fatta pagare intanto dalla /103/ Republica in Uienna grossa somma di Contanti, e ueggendosi costretta à sostenere una guerra contro de proprij suddisti fù obligata à seruissi non che de frutti mà anco di grandiosi Capitali, che la prouidenza de più Cittadini auea destinati ad usi publichi nella Casa ò sia Banco di S. Giorgio : Intimò Tasse tanto in Città, che nel dominio, e sopra indiuidui d’ogni conditione ascrisse molti soggetti alla nobiltà per far denari.

Uennero dopo la prouista di 30. milla scudi d’Argento altre truppe Tedesche assieme molti Prencipi d’Allemagna uolontarij, e numerosa Compagnia di Ussari. 3500. soldati commandaua il Prencipe Luiggi di Wittembergh : 2000. il Genarale Schmettau sbarcorno in S. Fiorenzo li secundi, e li primi alla Bastia Risedeua in questa per Generale com- /104/ missario Pier Bat.ta Riuarola : Ritrouauasi in si strette angustie questa piazza assediata, che attendeua à momenti un generale sacheggio : quando fatta in tre staccamenti dal Generale Uitembergh marchiare la truppa assaltati da 3. parti i Ribelli sulle Colline chè soprastauano la Città dieronsi alla fuga, abbandonato ogni Bottino al luogo del Uescouvato di la dal fiume Guolo si ritirorono nella Casinca, et alla Torre di S. Pellegrino doue fattisi de ripari mandorono deputati al Generale Tedesco per la loro sommissione all’armi Cesaree (come essi dissero) mà non della Republica : Rispose quello, che, è le Cesaree, e quelle della Republica eran’unite assieme, onde essi le loro scorrerie continuorono, è Tumulti.

Il Principe di Wittembergh prima di passare ad ulteriori ostilità /105/ fece publicare per parte della Republica un Generale perdono (la Republica glielo trasmise in stampa con data de 4. agosto 1731.) pur che consegnassero i Ribelli in termine di 15. giorni le armi in mano de Commissarj della Republica : ma quegli in la Ribellione più ostinati continuano ogni sceleratezza, e li più peruersi attentati. Fece il Generale trè distaccamenti, uno sotto il Generale Pr.pe di Cutlembach con 4000. uomini in 3. Colonne per la Balagna. altro di 8000. commandati dal Baron Schemmethau sopra le alture di S. Fiorenzo. S’auuanzò egli col 3° numeroso di 8000. uomini in Uicinanza di Calui per attacare i Ribelli da due parti e poi passare à Corte nel centro dell’Isola. Fè di nuouo prima di procedere alle eseqution militare publicar nuouamente un Generale perdono, con aggiongrui l’altra Garantia di Cesare : li Ribelli non ne profittorono, furono da tutte le parti inuestiti, et intannorono nelle Macchie (sono questi boschi assai folti di piccole /106/ piante) quei di Calenzana il più Grosso de Paesi della Balagna finsero di uolersi sottomettere, et arrendere.

Quando, et era l’anno 1732. peruenuto iui, et auiandosi un Corpo di Tedeschi nel Paese ritruò barricade tutte le strade, e colto da un improuisata fù da tutti i fianchi sorpreso e pochi colla ritiratasi saluorono. Uidde intanto una Galea della Republica ingolfarsi nella Cala di Giralatte Naue di Bandiera francese in atto di Sbarcare munizioni da guerra à Ribelli, ui spedi il Commissario della Republica Barca armata per impedirglielo : dà ribelli che faceano fuoco da terra fù obligata à retrocedere : Stimarono gli Ufficiali Allemani andarui al Riparo : Armate 2. Barche con 100. Tedeschi per ogni una commandate dal Baron di Uintz, passorono in /107/ Giralatte, e non ostante de Ribelli il fuoco se nè reser padroni : Abrucciata la Naue, rilasciato l’equipaggio preso il rimanente delle munizioni non del tutto sbarcate.

Nel mentre che il Baron di Uaktendonk con un Conuoglio scortato da 2. Galee della Republica, e da un staccamento di Caualli per terra, tentò ma in uano di sorprendere i Ribelli alla Padulella. Il Prencipe di Wittembergh staccata l’Armata in 2. Corpi gli fè attacare entro Terra nelle loro ritirate, mà, mà è chè fosse dall’astutezza de Corsi preuenuto, ò che non fosse suo uso combattere con gente irregolata frà boschi, e dirupi fece publicare nella Balagna un’Amnistia sotto la Garantia dell’Imperatore per tutti quelli, che deposte auessero le armi, e sottumessisi alla Republica, ne mandò copia à Capi de Ribelli, con /108/ quali entrò frà breue in negotiato.

Le conferenze si tennero in Corte sin doue s’erano inaltrate le Truppe Imperiali. Il Prencipe di Wittembergh, il Prencipe di Cullembach, il Prencipe di Ualdek, il Co. Di Ligneuille, il Baron di Waktendonk ui assisterono per la mediatione dell’ Imperatore. Camillo Do