I Scontri di San Benedettu in Alata
2017-05-19 15:21:38

Vendredi 19 mai , à 19h. Scontri de,  et à, San Benedetto : « Entre ciel et terre : usages et coutumes de la mort en Corse ».

Rencontre avec Olivier Jehasse.

Olivier Jehasse enseigne l’histoire ancienne à l’Université de Corse et a aussi été archéologue. C’est à partir des éléments rencontrés au cours de ses différents travaux scientifiques qu’il compte aborder une présentation historique des usages et des coutumes de la mort en Corse  en la complétant par un certain nombre de réflexions personnelles sur le rôle et la signification de plusieurs d’entre elles. Son exposé abordera la question selon plusieurs angles, culturels, artistiques ou philosophiques.

Quelques mots d’abord pour rappeler ce soir la mémoire de Jean-Charles Barguès, qui est la cause de l’intervention. Quelques mots aussi pour remercier ses amis, l’Association de San Benedetto et Jean-Jacques, bien sûr.

Mon propos repasse par des chemins qui ont été très souvent empruntés par des chercheurs, des archéologues, des anthropologues, des musiciens, des sociologues, des historiens et de simples curieux. Et il ne s’agit pas de faire un résumé, ni de renverser la table en reprenant toute la question, cela est impossible, voire même excessif.

Non, je voudrais simplement aborder cette question des rites, des usages et des coutumes, de manière très personnelle, mes activités m’ayant conduit à traiter cette question de manière professionnelle, et ma vie m’ayant comme nous tous mis devant un certain nombre de situations, où nous étions participants ou témoins.

Et c’est aussi en historien attentif à la construction des idées que je compte explorer quelques aspects de cette immense question.

Immense par nos connaissances savantes où grâce à l’archéologie du XXe siècle nous pouvons parler d’une pratique corse de la mort extrêmement ancienne, de la Dame de Bonifaziu en passant par les abris et monuments funéraires de l’Age du bronze à la Nécropole d’Alaliè, au milieu du Ier millénaire av. J-C, puis en suivant les rites de Rome, la païenne puis la chrétienne, les pratiques médiévales, modernes et enfin contemporaines. Un très long voyage dans le temps, très riche, mais qu’il convient de prendre en compte lorsque l’on veut regarder et tenter de comprendre les actes les plus actuels des Corses.

Immense aussi parce que derrière toutes ses informations se retrouvent des pensées extrêmement diverses, des conceptions du monde, des philosophies, des relations à l’homme et à la société qui se reconnaissent en de très nombreux caractères. Et ces caractères ont formé  selon moi comme un socle, des fondations donnant vie à tout ce que nous pouvons connaître et surtout voir aujourd’hui.

Et ce n’est que de cela que je souhaite vous parler.

Et plutôt que de vous réciter l’histoire c’est par un cheminement lié au fait même de la mort, de l’arrivée, de l’irruption de la mort dans le quotidien que je vais bâtir cette évocation réfléchie.

1-      L’annonce

2-      Le traitement du mort

3-      L’accueil des parents et amis

4-      Les cérémonies des funérailles

5-      Les modes de sépulture

6-      La mémoire du mort

Vendredi  9 juin , à 19h. Scontri :

« Tradition populaire orale chantée de Corse » ou « une histoire illustrée de la chanson corse des origines à 1970… ». Rencontre avec Pascal Luciani, jacques Luciani (guitare) et Jean-Baptiste Denobili ( mandoline).

Les enfants – naturels et spirituels -  de Jacques Luciani – créateur du groupe cortenais « A Mannella » évoquent la chanson corse, des origines au renouveau entamé par les groupes comme « I Muvrini » et «  Canta u Populu corsu ». Ils illustrent cette conférence (Pascal) par des chants accompagnés d’une  guitare ( Jacques ) et d’une mandoline ( Jean-Baptiste de Nobili) mais aussi avec  de nombreux extraits musicaux tirés de leurs archives.

Entrée 5 €; repas ( facultatif) : 15 €.

« Tradition Populaire Orale Chantée de Corse » Conférence musicale animée par Pascal LUCIANI, Jacques LUCIANI, Jean Baptiste DENOBILI

Souvent  sur certaines choses aimées, le silence tombe et devient  tel qu’on les croit disparues à jamais. Mais dans l’intimité, la flamme vacillante ne s’est jamais éteinte.

Un léger souffle suffit à rallumer, raviver les braises de ce folklore, de cette tradition populaire orale chantée.

Nous ne prétendons pas retracer l’histoire du chant populaire corse mais plutôt vous présenter, à travers des illustrations sonores, quelques facettes du patrimoine culturel insulaire. Notre ambition est de vous faire écouter, du folklore Corse arrivé jusqu’à nous de bouches à oreilles et de génération en génération.

En 1926, Jean Baptiste MARCAGGI dans son livre « Lamenti, Voceri chansons populaires de la Corse » (édition Jean Rombaldi éditeur à Ajaccio) fait la constatation suivante : "aucun fragment des vieilles poésies populaire corses n'est parvenu jusqu'à nous. Or pendant des siècles les femmes n'ont cessé d'improviser des "Voceri" et les hommes des chansons satiriques" et de poursuivre " cette transmission devait et pouvait se faire parfaitement par la mémoire ».

Les premières traces écrites ce situent en 1789 : Monseigneur Gaudin, vicaire général du diocèse du Nebbiu écrivait avoir entendu une messe en « Paghjella » dans le Niolu. (Paul Arrighi: la vie quotidienne en corse au 18ème siècle – Hachette)

Il écrivait ainsi : « Pendant l’office, nous remarquâmes avec étonnement que tout s’y chantait par parties » Et de continuer :

« Malgré l’âpreté du climat, on nait dans le Niolu avec cette sensibilité d’organes qui semble un présent de la nature pour tous les peuples méridionaux.

Tout le monde ici nait musicien sans autre maître que l’oreille, on y sent parfaitement l’harmonie des sons ».

Des enregistrements sonores à partir des années 1916 ont été réalisés. En 1948, l’ethnomusicologue Félix Quilici enrichissait le fonds. D’autres pionniers, d’autres militants culturels ont perpétué la tradition jusqu’à nos jours. Nous découvrions lors de cette présentation ces militants de la première heure, ceux d’avant les années 70 et le « riacquistu.


Vendredi  23 juin , à 19h. Scontri :

«  Saint Jean des poètes » 7 ème édition

De nombreux poètes venus des quatre coins de l’île viendront lire, dire ou déclamer  leurs poèmes  tout-au long de la soirée qui se terminera par le traditionnel «  Feu de la Saint-Jean ». (Programme détaillé en cours d’élaboration).

Un  repas,  préparé par des membres bénévoles de l’association suivra chaque rencontre. La participation à ce dîner est  fixée à 15 € par personne. Pour  des raisons évidentes d’organisation, il est obligatoire de réserver son repas auprès de Nicole GILLI au 06 80 84 26 70, et ce, 48 heures avant la soirée au plus tard. Merci.

Pour d’autres renseignements : 06 51 51 36 16 (le président, Pierre Ferrucci)

et 06 75 33 50 49 (le responsable des « Scontri », Jean-Jacques Colonna d’Istria.

Ces rencontres se déroulent dans les locaux (chauffés en hiver) de l’Association attenant au stade, au lieu-dit «  Bocca d’Arena », entre les hameaux du  Picchju et San Benedetto. Elles commencent à 19h. sauf contre-ordre.